21 décembre 2006
Splendeurs (sous)-marines
Charlotte Marin a de la voix. C'est le moins qu'on puisse dire. Mais pas seulement. Une voix, et surtout des textes: drôles, joueurs, enflammés, entraînants, parfois grinçants. Mais toujours vrais. Et c'est ça qui lui réussit, de dire des choses vraies, dans lesquelles chacun peut se reconnaître (ce qui ne va pas sans provoquer par moments cet étrange ressenti de déjà-vu légèrement troublant).
Charlotte Marin, c'est un instant volé de vérité dans un monde qui joue trop sur les apparences. Mais c'est aussi une actrice, et le concert est un vrai spectacle: de scène, de voix, de mots. Et les instruments qui l'accompagnent (batterie, guitare, violon et contrebasse) donnent le ton juste comme il faut, et envie de danser. Enjouée, la demoiselle...
Ce soir était la dernière. Sauf que devant tant de succès depuis trois mois, Charlotte Marin remet le couvert et repart pour un tour dès le 24 janvier. A l'Espace Comedia, dans le 11ème. Un concert à aller voir, absolument. Merci M. de me l'avoir faite découvrir, merci J. de l'avoir découverte avec moi...;-)
Et pour rester dans le thème (marin), soirée de l'ENSAD (aka les Arts Déco) sur la péniche Concorde Atlantique: vareuses, chapeaux, tatouages et perroquets, les étudiants en art savent se déguiser. Ceux qui arrivent déjà bourrés, ceux qui croient qu'être déguisés les dispense de danser, ceux qui sont là parce que toute l'école est là. Les soirées étudiantes parisiennes n'ont décidément rien à voir avec les nuits singapouriennes. Mais Paris, la nuit, c'est tout simplement...so arty!








