04 février 2007
Deux histoires de taxis cariocas
Vendredi soir : mon pauvre petit chauffeur de taxi m’a fait une belle frayeur. Enfin, ce n’est pas de sa faute, mais celle de la voiture d’en face, qui roulait à contre-sens et nous est rentrée dedans bien comme il faut, prenant soin de prendre la fuite juste après. Mon pauvre petit chauffeur de taxi est donc bien embêté, car il n’a pas réussi à poursuivre son assaillant. Il me ramène quand même chez moi, avant de retourner sur les lieux de l’accident pour rechercher des témoins. Bonne chance, à 2h30 du matin ! Quand je disais que le code de la route carioca n’est pas le plus sûr du monde !!!
Samedi soir : même chemin que la veille, autre chauffeur. Lagoa est un quartier limitrophe de celui où je réside, Leblon. A priori plutôt sûr. Du moins c’est ce que je croyais. Parce qu’engagé sur une avenue menant chez moi, mon chauffeur freine brutalement lorsque des coups de feu se font entendre. Un homme court, les gens qui se trouvent dans la rue rebroussent chemin (il est 3h du matin mais un bloco ayant tenu place ici-même aujourd’hui, il y a du monde dans la rue), et une fusillade à la mitrailleuse a cours (déduction faite grâce au bruit rapproché engendré par les sympathiques armes automatiques). En panique, le chauffeur opère une marche arrière de plus de 500 mètres à une vitesse peu raisonnable (mais Rio n’est pas ville raisonnable, n’est-ce pas ?), d’une précision à en faire pâlir d’envie un moniteur d’auto-école. Eh ben la voilà, ma première fusillade ! Ce soir je vais peut-être éviter de rentrer en taxi…








