10 février 2007
A la découverte de Salvador...
Au
réveil, les nuages de la nuit obscurcissent encore le ciel, ayant
laissé derrière eux des trous remplis d'eau au milieu des pavés
discordants. Peu à peu le soleil perce et les façades flambent, leurs
couleurs pastels donnant le ton et conférant son charme à la vieille
ville. Des percussionnistes s'entraînent à tous les coins de rue, le
Pelourinho s'anime avec l'afflux des touristes. Beaucoup (trop?) de
boutiques leur sont réservées et les vendeurs/arnaqueurs de rue sont
légion. De même, les coiffeurs traditionnels africanisants sont
présents en masse, presque autant que les mamas bahianaises et leurs
acarajés. La cuisine locale à base d'huile de palme est réputée
délicieuse. Réputée. Parce que dans les faits, elle est bien grasse
(les deux termes n'étant assurément pas incompatibles).
La
ville basse est accessible par un ascenseur de 75 mètres, qui date des
années 1930 et coûte cinq centavos. L'elevador Lacerda, puisque c'est
son nom, conduit au Mercado Modelo, un ancien marché aux esclaves
reconverti en marché à touristes (eh oui, les choses changent... les
touristes sont-ils prisonniers du mauvais goût qui caractérise les
objets qu'on veut leur vendre?) Le week-end, la ville basse est peu
rassurante...
Au
coucher du soleil, la plage de Barra baigne dans une lumière douce et
chaude. Et quand l'astre solaire s'éteint complètement en plongeant
dans la mer, une clameur et des applaudissement s'élèvent depuis la
plage bondée...








