16 mars 2007
Les premiers juifs d’Amérique
La synagogue de Recife est la plus vieille recensée sur le continent américain. Fondée par des Juifs hollandais d’origine portugaise, elle a fonctionné de 1636 à 1654 quand le Nordeste brésilien était sous la domination des Pays-Bas. Dès ses débuts, le Brésil a été une terre d’accueil pour les Juifs convertis, les Novos Cristos (nouveaux chrétiens) qui avaient échappé de justesse aux flammes de l’Inquisition. Puis les malheurs les ont rattrapés, mais il y a toujours eu une présence juive au Brésil, et cette émouvante petite synagogue transformée en musée en témoigne. Située dans le centre historique de Recife, dans la rua do Bom Jesus, anciennement rue aux Juifs, puis rue de la Croix… changements qui à eux seuls révèlent la complexité de la « situation » juive dans un des pays phares du catholicisme.
Vendredi soir, l’office du shabbat n’a pas lieu là mais dans un hôtel de luxe. Le décor fait défaut, mais l’ambiance est chaleureuse, comme dans toute communauté de petite taille qui reçoit des visiteurs étrangers…
Recife, une ville dangereuse ?
Un petit air de Kuala Terrenganu… peut-être lié à la présence de ma sœur, aux couleurs pastels des vieux édifices délabrés, à la nonchalance de l’atmosphère un tantinet désuète, à la visite d’un marché bruyant et coloré, à la mer sans plage et aux palmiers dans la ville.
Au sortir de l’avion, le mauvais temps n’est pas sans rappeler d’arrivée à Paris. Le ciel est gris, la pluie est fine, et la ville n’est pas « belle ». Mais la découverte d’une ville nouvelle, de son animation non touristiques, les galères de l’arrivée et la sensation joyeuse de redevenir un backpacker (et en famille s’il vous paît !) confèrent à cette première journée un charme tout particulier. Guarana véritable, galette de tapioca et popcorn en forme de Smack’s géants. De nouveaux fruits aussi, dont l’acerola, petit fruit rouge au goût de bonbon à mi-chemin entre la cerise et la fraise.
Alors pourquoi cette réputation de ville dangereuse ? Parce que statistiquement c’est la ville la plus violente du Brésil (avec un nouveau record battu en ce début d’année 2007). Et peut-être aussi parce que sur la plage de Boa Viagem, des panneaux avertissent du danger…








