17 juin 2007
Killing us softly... (caprices de star)
Killing us softly... (caprices de star)
Vidéo envoyée par ptimarco
Depuis quelques mois à l’heure brésilienne, les retards me surprennent rarement. Ainsi, lorsque Monobloco est arrivé à 1h du matin alors qu’ils étaient prévus à 22h vendredi soir au Morro da Urca, je n’ai été qu’à moitié étonné (bien que fatigué). Mais venant de la part d’une « star » telle que Lauryn Hill, arriver avec trois heures de retard est un peu plus dérangeant. Prévu à 21 heures, le concert commence par une première partie. Du hip hop brésilien, le public se chauffe, on se prépare à l’après, c’est la première fois que Lauryn Hill se présente au Brésil. La première partie terminée, un DJ arrive sur scène, prévenant l’audience que « Miss Hill » sera là dans 15 minutes. Tout le monde danse, s’excite peu à peu. Puis lorsque 15 minutes plus tard, le même DJ annonce encore 15 minutes d’attente, quelques « bouh » commencent à fuser. Mais l’ambiance reste bon enfant. Le DJ se retire, les lumières se rallument, et le public se met à gronder. D’abord gentiment, puis les premiers « vagabunda » (« connasse ») partent. Les doigts se lèvent, et la foule échauffée se met à scander « piranha » (que l’on pourrait traduire par « pétasse » ?). Après deux heures et demie d’attente, c’est légitime. Encore un peu, et le DJ se met à parler. Il est minuit. « Miss Hill tem dor de garganta, então ela pide desculpas ». Donc tout va bien, la princesse a mal à la gorge, et elle nous prévient déjà qu’elle va rester une demi-heure et que son show va être tout pourri… Sur ce, son orchestre se met à jouer. Et la voilà qui arrive. Les trois premières chansons sont des nouvelles, personne ne connaît mais on se laisse bercer, même si cela ne suffit pas à convaincre. Imper beige, foulard, bandeau, casquette et bottes, Lauryn Hill est belle. Enfin, ses tubes, et ceux des Fugees. Fu-gee-la, Ready or not, Killing me softly, Everything is everything, Zion, Doo Wop (That thing), la dame sait charmer son audience parsemée de petites lumières bleues (les téléphones portables et appareils photos numériques qui immortalisent l’instant)…








