Images et Impressions d'un Cosmopolite

Mes villes, instantanés et réflexions... "Cosmopolite: Qui vit indifféremment dans tous les pays."

09 juillet 2007

Premières neiges de l'indépendance

Ca faisait 89 ans qu'ils n'avaient pas vu ca les Porteños: de la neige! A gros flocons, et toute la journée en plus! Alors, heureux, ils sont sortis dans les rues, bien couverts, pour prendre des photos, tourner sous la neige, tirer la langue pour goûter cette sensation unique. En ce jour férié si spécial à l'atmosphère de dimanche hivernal en pays latin, les bars branchés de Palermo sont, comme tous les weekends, transformés en showrooms pour petits créateurs, et quoi de plus agréable, entre deux sorties sous les flocons, que de faire du shopping au chaud?
Pour rappeler Paris encore plus, nous sommes allés voir Ratatouille le soir: un délice!

Posté par marc o à 22:56 - Buenos Aires - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Juan en boîte...

Juan est fatigué. Tous les soirs, c'est le même spectacle. Des jeunes "branchés", habillés à la dernière mode, viennent se déhancher sur de la musique électronique. Lui il appelle plutôt ca du bruit. Il fait sombre, et l'air est vicié par diverses fumées qui piquent les yeux. Les stroboscopes de toutes les couleurs lui donnent presque autant mal à la tête que les rythmes assourdissants que cette jeunesse semble apprécier. Il n'est pas vieux, pourtant, Juan. Un peu plus de la trentaine, c'est tout. Mais lui, il a une autre idée de ce que peut être "faire la fête". S'habiller "bien", faire la queue dans le froid, payer une entrée chère, boire quelques verres et sautiller frénétiquement aves ses "amis" d'un soir, il ne voit pas très bien ce qu'il y a d'amusant là-dedans. Lui, il est là parce que c'est son métier, et à vrai dire dire il trouve tout ca plutôt pénible. Et encore, il a de la chance, il est au chaud au premier étage, et il presque s'asseoir sur la rambarde de l'escalier; contrairement à ses collègues qui travaillent dehors, à l'entrée. Son boulot, à Juan, c'est de surveiller l'accès à l'espace VIP de l'espace VIP: les bracelets brillants, il les laisse passer, mais les bracelets jaunes, non. Les bracelets jaunes, ils ne peuvent aller qu'au VIP normal; ils le savent bien, alors pourquoi persistent-ils  à vouloir entrer dans l'espace VIP de l'espace VIP? Les filles le supplient, le laissent apercevoir leur décolleté, les garcons essaient d'être sympathiques, de faire des blagues, mais rien à faire: il a des consignes, Juan. Et il les respecte. Mais il est fatigué.

Posté par marc o à 07:55 - Everyday life - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

"Con un poquito de amor se abren todas las puertas del mundo"

C'est le monsieur pipi du Club Caix, une boîte de Buenos Aires, qui le dit. Et au fond, il a raison, pas vrai?

Posté par marc o à 02:54 - Buenos Aires - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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