11 décembre 2006
Dans les khlongs (voir l'Asie avec des yeux nouveaux)
Les khlongs sont les canaux qui partent de la Chao Phraya, la Seine locale. Le fleuve, source de vie de la ville. Dans le long tail boat (peut-on dire de cette embarcation que c’est une pirogue ? un long et étroit bateau en bois pour cinq à dix personnes, poussé par un moteur énorme à l’arrière, et une longue hélice qui traîne dans l’eau et donne son nom au tout), être chauffé et ébloui par le soleil de décembre est décidément bien agréable.
Gé & S. découvrent l’Asie, et c’est un pur bonheur de palper l’émerveillement à chaque instant : marchés bruyants et animés, tuktuk dangereux, stands de nourriture « exotique » (si tant est qu’on puisse qualifier les cafards frits d’ « exotique » … ou même de « nourriture » d’ailleurs !!!!) dans les rues, sourires des autochtones, petit moine drapé d’orange, tout est prétexte à l’illumination du visage de ces « petits nouveaux ». Non pas que je fasse mon blasé de l’Asie, mais je suis dans le bain depuis près de six mois maintenant… Les milliers de poissons nous éclaboussent pendant leur repas, les écluses font monter et descendre le long tail boat, le linge sèche aux fenêtres des petites maisons de bois, arbres et oiseaux égaient le parcours. Dans ces allées d’eau, les gens vivent sur pilotis, loin de la frénésie si caractéristique des marchés de la capitale thaïe.
Le Pantip Plaza est le pendant bangkokais de notre Sim Lim singapourien, un centre d’électronique géant et bordélique, qui reste une vision surprenante et un reflet de la démesure de la consommation qui a cours en Asie.
Merci mes p’tits mariés, cette ultime escapade asiatique en votre compagnie m’a donné bien du courage pour affronter ma dernière semaine ! Profitez bien des îles ! Et pour moi, retour à Singapour, pour mon dernier lundi, mon dernier mardi, mon dernier mercredi...
…
09 décembre 2006
Tout le monde au lit!!!
Ben
m’avait déjà parlé du Bed. Le Bed Supperclub. Il avait tenté
l’expérience à Amsterdam, puis à San Francisco. On avait voulu y aller
ensemble, à SF, mais c’était complet. Celui de Rome était
malheureusement fermé fin août. Et Lil’ Bro trop fatigué en octobre
lors de mon premier passage à Bangkok.
Mais
cette fois-ci, c’est la bonne ! Réservation faite bien à l’avance et
newly weds romains fraîchement débarqués de Londres. Au Bed, comme le
nom l’indique, on dîne allongé. Le bâtiment semble tout droit sorti
d’un film de science-fiction. ID et dress code checkés, on entre dans
la capsule. Full of caucasians. Tous les lits sont blancs. Une espèce
de grand hangar à mezzanine. On est en haut. Décor futuriste, donc.
Tout le monde doit être là à 20h30, le dîner démarre à 21h : menu
surprise, cinq plats, tous les convives sont servis en même temps.
Après chaque dégustation, le nom du plat apparaît sur le mur. « Seared
venison on cocoa spiced wonton with preserved cherries. » « Polenta
crusted chicken breast with purple sweet potato &
chardonnay-passion fruit reduction ». La fusion food à son apogée.
Fond
sonore stylé, fond visuel décalé : Gainsbourg jeune sur un remix jazzy
de « Wonderwall ». C’est délicieux et original. Entre les plats et au
milieu de la salle, des distractions : Monsieur et Madame Relax
proposent des massages, une diseuse de bonne aventure offre ses
services, un couple de danseurs s’agite sur une musique
balino-futuriste. Dîner-spectacle, le Bed est une véritable expérience,
à prolonger dans le bar attenant, dont la ressemblance avec les boîtes
dans lesquelles Sydney Bristow donne généralement ses rendez-vous est
frappante.
Et comme le dirait le voyage de Courrier International qui vante la vie nocturne bangkokaise, quitter Bangkok sans avoir pris un verre au Bed Supperclub serait déraisonnable (26 Soi Sukhumvit 11, Sukhumvit Road, + 66 (0) 2 651 3537).








