05 septembre 2006
Retrouvailles nocturnes
La nightlife de Hong-Kong est sans commune mesure avec celle de Singapour. Certes, à SIngapour, il y a de grosses boîtes (le MOS, et le Zouk notamment) qu'on ne retrouve pas à HK, mais Clarke Quay est tout simplement ridicule par rapport à Lan Kwai Fong (LKF). A HK, après le boulot, tous les bars de LKF se remplissent, et il est très facile de faire des rencontres intéressantes. Les vendredis et samedis soirs, les rues qui entourent LKF sont tout simplement prises d'assaut, et c'est tout le quartier qui devient un bar géant.
Ca fait du bien de retrouver une "vraie" ambiance, un peu moins artificielle que celle de Clarke Quay: à Singapour, on a l'impression que les autorités ont décidé que c'était là qu'il fallait faire la fête et ont donc tout aménagé pour. Comme pour tout à Singap d'ailleurs: tout est trop parfait pour être naturel. J'ai pu retrouver des amis de mon expérience hong-kongaise passée samedi soir au Gecko: un petit bar à absinthe tenu par un Français dans une ruelle au-dessus de LKF. Incontournable. Vraiment drôle de retrouver une ambiance exactement pareille à celles que j'ai connues il y a deux ans, le temps d'une soirée, avec les mêmes personnes.
Autre endroit, plus calme, à la vue magnifique: Aqua, un bar au 28ème étage de la tour One Peking Road, à Tsim Sha Tsui. Lumières tamisées, dans les rouges et turquoises. Panorama splendide de la baie de Hong-Kong. Au-dessous, au 27ème, le meilleur restaurant chinois de Hong-Kong (et le seul où je peux manger...
mais bon, c'est plus de la fusion avec du chinois traditionnel que de la bouffe cantonaise), dans un décor typique: Hutong. Un peu cher cependant...
(ok il est tout pourri ce post, mais c'est juste pour donner 2-3 adresses, et je suis fatigué;-)
04 septembre 2006
La démesure de Shenzen
Quitte à aller passer trois jours à Hong-Kong, autant en profiter à fond et aller faire un peu de shopping à Shenzen... le paradis de la contrefaçon, et des sorties d'usines. Parce que si Hermès, Vuitton et autres Gucci sont indubitablement copiés, d'autres marques moins "connues" ou "luxueuses" (Dsquared, Comme des Garçons, Paul Smith, Y3) sont également présentes dans les rayons. Mais expliquons un peu l'environnement: Shenzen est la ville-frontière avec Hong-Kong. Pour ceux qui l'auraient oublié, Hong-Kong a été rétrocédé à la Chine en juillet 1997 mais conserve un statut spécial de Special Administrative Region (SAR) pendant 50 ans (jusqu'en 2047, donc). En d'autres termes, il y a clairement une frontière entre Hong-Kong et la Chine. Le train/métro (KCR) va jusqu'à Lo Wu, à la frontière. Là, il faut passer la douane hong-kongaise, traverser une rivière/no man's land, se faire faire un visa chinois (ou plutôt acheter un visa valable 5 jours pour 15 euros), et passer la douane chinoise. Le côté chinois de la frontière a un tout autre visage, les Chinois sont plus agressifs, les policiers plus répressifs.
Shenzen est la ville qui possède le taux de criminalité le plus élevé de la Chine. Peut-être lié à son statut de ville-frontalière, un peu comme Tijuana sûrement. Mais la ville se développe aussi à une vitesse folle, et les gratte-ciels ont envahi le centre. La majorité des gens qui passent de HK à Shenzen vont faire du shopping au centre commercial collé au poste-frontière. Cinq étages dédiés à la contrefaçon, aux massages, et aux "DVD, DVD". Aller en Chine pour 3 heures aussi, c'est un trip. Intéressant à voir, mais vite lassant quand même... Ils sont fous ces Chinois!
03 septembre 2006
L'île aux pirates!
Cheng Chau est une petite île au large de Hong-Kong Island. C’est une île de pêcheurs, réputée et crainte pour ses pirates (au XIXème siècle, un pirate commandait plus de 12000 jonques et 50000 hommes depuis sa grotte sur Cheng Chau). Une heure de ferry depuis Queenspier. C’est aussi ça la magie de Hong-Kong : partir de Central, un des endroits où se dressent les plus hauts et beaux buildings du monde, et arriver dans un petit port de pêche, sur une île où les seuls véhicules motorisés sont des ambulances et des camions de pompiers miniatures (à cause de l’étroitesse des routes… euh, des sentiers !). Je n’avais pas visité Cheng Chau il y a deux ans. Voilà ma faute réparée. On m’avait recommandé les petits restos de fruits de mer, sur le port ; je ne vous les recommande pas. A moins que vous aimiez le gluant. Un des principaux défauts de HK : la nourriture ! Parce qu’à Singap encore, on peut facilement manger indien… mais à Hong-Kong, le gluant est roi. J’ai voulu retenter l’expérience deux ans après (très mauvais souvenirs d’un plat de nouilles sautées un soir de typhon de juillet 2004) : des crevettes, dans un resto de pêcheurs, ça ne peut pas être raté ! Eh bien si… exactement pareil que pour les pâtes : j’ai vu le plat arriver, je l’ai regardé, il m’a regardé, et je lui ai dit « tu as de la chance, je ne te toucherai pas ». Et ça c’est fini au MacDo. Oh non, je n’ai pas honte.
Si on saupoudrait tous vos plats de glutamate pour rendre le contenu gluant, parce que soi disant plus c’est gluant plus c’est appétissant (et là je dois m’incliner malgré mon adoration du Roi lion : « un peu gluant, c’est PAS appétissant du tout), on verrait bien si vous n’iriez pas au MacDo… Vraiment, je ne comprendrais jamais cette manie de vouloir donner l’impression que quelqu’un a craché dans votre plat… (c’est vraiment l’impression que ça me fait). En tout cas, j’ai payé pour voir.
Mais Cheng Chau, ce n’est pas que ça. C’est aussi les petits vieux passant leur après-midi à bavarder sur les bancs, sous les arbres. Les vendeurs de crevettes et de poissons séchés. Les pêcheurs qui vivent sur leurs bateaux. Des balades dans les terres offrent de superbes points de vue.
On peut y voir un immense cimetière, uniquement composé d’urnes décorées de photos, avec les crématoriums. La grotte du pirate aussi, dans laquelle il est possible de s’engouffrer (mais il faut vraiment le vouloir, c’est assez escarpé). Et des araignées géantes (la taille d’une main à peu près), jaunes et noires, qui attendent leurs proies gentiment perchées au-dessus des sentiers. Charmant, Cheng Chau. Et reposant de l’agitation hong-kongaise.
02 septembre 2006
Hong-Kong, mon amour...

Le titre de ce post est un peu cliché, mais c'est l'impression qui ressort de mon week-end à Hong-Kong... J'aime trop cette ville, mélange fusionnel d'Asie et d'Occident, avec un penchant asiatique tellement plus prononcé (et exotique) que Singapour. Je n'y ai vécu que trois mois, et il y a (déjà) deux ans de cela. Y retourner m'a procuré une sensation vraiment spéciale. Hong-Kong, c'est encore un peu chez moi. Ma deuxième ville (après Paris, bien sûr, que je néglige dans ce blog, mais pour laquelle je vais me rattraper, bientôt;-). Les promenades sur l'Avenue of stars. L'air marin de Tsim Sha Tsui. Les traversées en Star Ferry. La foule de Mong Kok, Causeway Bay ou Sham Shui Po le week end, dans l'après-midi. Les centres commerciaux, partout (et d'une ampleur folle, même par rapport à Singap). Le dynamisme. La variété. Le côté chinois, beaucoup plus prononcé qu'à Singap (désolé pour les comparaisons, mais il risque d'y en avoir pas mal:-). Les petites îles environnantes (235 au total, mais qui le sait? Lantau, Lamma, Cheng Chau et Hong-Kong pour les plus grosses). Lan Kwai Fong en happy hour. La baie, magique, le soir, et ses tours qui s'illuminent les unes après les autres. Les Chinois qui s'énervent quand on négocie trop. Les chemises sur mesure. Les odeurs (atroces, dans certains endroits. HK est une ville qui se sent). Le MTR. La multitude des marchés, animés et odorants. Tant de souvenirs (merci Ben). Complèment folle, cette ville...








