Images et Impressions d'un Cosmopolite

Mes villes, instantanés et réflexions... "Cosmopolite: Qui vit indifféremment dans tous les pays."

05 janvier 2007

Le Vieux Lyon est charmant…

pralinesRues piétonnes et pavées, restaurants petits et chaleureux, boulangeries attirantes et appétissantes (les vraies pralines sont roses, vraie découverte). Fourvière, ses théâtres romains et sa basilique qui domine la ville.

basiliqueLa Grande Synagogue de Lyon, on y pénètre discrètement, par la porte de derrière. Surpris par le rabbin qui nous demande « Je peux vous aider ? » on n’aurait peut-être pas dû entrer sans frapper, mais depuis mon séjour en Asie j’ai décidé de visiter les synagogues des endroits que je découvre. Il nous raconte l’histoire de la communauté lyonnaise, à son apogée pendant la guerre, accueillant les réfugiés de la France occupée ; la synagogue n’a été fermée que deux mois à l’été 1944, lorsque le rabbin et sa famille gdesynalyonont été déportés. Trente-cinq synagogues pour quarante mille juifs, la communauté se porte bien (à Paris on a tendance à penser que la province… bref). La Grande Synagogue, c’est un peu la Victoire de Lyon. Sur les quais de Saône. Lyon a de la chance : elle a les quais du Rhône et de la Saône…

gderoueLorenza et marc o, deux parisiens en goguette, à la découverte de la province, arpentant les rues de Lyon. La grande roue de la place Bellecour tente de rivaliser avec celle de la Concorde (suffisamment haute pour faire trembler Lorenza), sa patinoire avec celle de l’Hôtel de Ville, et ses tentes des Enfants de Don Quichotte avec celle du Canal Saint Martin. Et il y a même un métro ! Lyon, tu copies !!!

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04 janvier 2007

"Vis ma vie" à Lyon avec Dee

ritazzaSe lever à 7h pour aller en cours dans une école qui n’est pas la
sienne, ça se fait. Se dépêcher de prendre deux métros pour attraper le
bus numéro 3 de 7h51 en direction de Dordilly-les-Mouilles, qui nous
dépose à Ecully, le « Neuilly de Lyon » apparemment, ça me rapproche
encore plus de mes amis lyonnais. Prendre un café au Ritazza de l’école
et me faire passer pour un étudiant d’ici, c’est pas trop dur. Et aller
en cours de « Communication, Publicité et Marketing » avec une de mes
hôtes, c’est pousser le vice jusqu’au bout.

Un test, en fait :
les cours de cette école sont-ils plus intéressants que ceux de la
mienne ? (Hum, hum, j’ai déjà ma petite idée, mais essayons quand
même…) 8h30 : le cours commence. Les étudiants arrivent par grappes
jusqu’à 9h15. Jusque là, tout est normal, nous sommes bien dans une
école de commerce. La prof est une femme qui « déteste les gens en
retard ». Sciences-Po Essec, Madame (le quatrième de la gauche est
bagué) est passée par Coca-Cola (« après 2-3 ans de très forte
croissance du segment light dans les boissons gazeuses, on assista à
une très forte décroissance. Le degré de saccharose contenu dans le
produit dépend de la législation nationale, ce qui fait que le
Coca-Cola Light est meilleur à Londres qu’à Paris. ») puis L’Oréal.
Pull
gris, jupe mauve imprimée à fleurs sur des leggings noirs et bottes en
cuir chocolat, nous avons là un bel exemple d’un pur produit école de
commerce. Les Powerpoint sont sa vie, ça se voit : maîtrise de
l’espace, des slides, de la gestuelle, articulation à outrance, pauses
étudiées et regards bien sentis vers l’assistance.

Extraits
choisis : « C’est un des moments les plus excitants dans la vie d’un
responsable d’entreprise, d’avoir à mener une campagne de publicité.
(…) La publicité est un moment surprenant de l’entreprise, pendant
lequel on crée du beau, du bon, du bien, c’est très platonicien ; elle
nécessite une bonne culture générale, un amour des couleurs. (…) Vous
avez choisi les métiers de l’entreprise ; dans les fonctions marketing
et communication, la compétition est la plus forte. » Personnellement
je n’ai pas encore choisi, et tu ne me donnes pas franchement envie de
vie corporate, mais ça viendra, ça viendra… (j’espère ?)

Au moins
j’aurais eu confirmation par une marketeuse de chez L’Oréal que les
crèmes antirides ne servent à rien (comme si j’avais encore des doutes)
: puisqu’elles ne s’attaquent qu’aux « couches supérieures de
l’épiderme » et que le « problème » ne peut véritablement être résolu
que par la chirurgie esthétique. Seulement, la publicité n’est pas
mensongère puisque les mots utilisés sont « réduire » et « atténuer »
les rides... enfin, heureusement pour eux, certaines sont prêtes à
dépenser des fortunes pour « un quart d’heure de bonheur dans leur
salle de bain le matin, grâce à des crèmes qui sont douces et qui
sentent bon »…

Posté par marc o à 20:07 - Lyon - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 janvier 2007

Dépaysement du Parisien

La tête appuyée contre la fenêtre du TGV, Sean Lennon dans les
oreilles, les paysages défilent. Vague ressemblance avec un moment vécu
il y a pile un mois, dans un train malais. Légère mélancolie et
diversité des paysages. Sauf qu’aujourd’hui, ce sont les champs déjà
verts de la campagne française qui sépare Paris de Lyon.

quaisderhoneDe
Singapour, je partais en week-end à Bangkok. De Paris, pour le même
prix et la même durée, je pars deux jours à Lyon. En vrai parisien que
je suis, la province me dépayse. Même la deuxième ville de France. Les
gens paraissent moins agressifs, la vie plus paisible. Les immeubles
qui bordent les quais font très « Vienne 1900 ». La nuit, les places
illuminées et les rues piétonnes peu animées donnent un sentiment de
sérénité. Les bouchons lyonnais tiennent leurs promesses, la cuisine
des « Enfants terribles » est ravissante. Et le coucher de soleil sur
les quais du Rhône a presque la majesté de tous ceux qu’il m’a été
donné d’admirer sur la Seine.

L’impression d’être à l’étranger,
trouver étrange que les gens parlent français dans la rue alors qu’on
n’est pas en France… euh, pas à Paris ! Voilà ce que c’est, d’être trop
parisien…

Posté par marc o à 22:07 - Lyon - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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