Images et Impressions d'un Cosmopolite

Mes villes, instantanés et réflexions... "Cosmopolite: Qui vit indifféremment dans tous les pays."

13 février 2008

Sorry Day

sgpp1crop1opAujourd’hui fut un jour historique pour l’Australie. Parce que lors de la première session du Parlement de l’année, le nouveau Premier Ministre Kevin Rudd s’est excusé. Excusé au nom de toute la nation pour les dommages causés aux Aborigènes, longtemps discriminés dans leur pays.  Qui est leur pays avant tout. Beaucoup sont morts lors des Aboriginal Wars, les guerres liées à la colonisation de l’île-continent. Et maintenant la plupart d’entre eux vivent au Nord du pays. A Sydney, on en voit très peu, ils habitent principalement Redfern, un quartier qui a une mauvaise réputation.

sorry_kids_140208_wideweb__470x292_0Mais aujourd’hui, le premier pas vers la réconciliation a été fait. Symbolique, le « sorry » n’en est pas moins émouvant et perçu comme un soulagement. Si le gouvernement devait s’excuser, c’est surtout auprès des « générations volées », Stolen Generations : entre 1910 et 1970, près de 100 000 enfants aborigènes de moins de cinq ont été soutirés à leur famille pour les « civiliser », en les élevant dans des institutions liées à l’Eglise ou en les plaçant dans des familles d’accueil. Ainsi, près de 30% des enfants aborigènes ont été privés de famille, le tout organisé par le gouvernement. Qui jusqu’ici s’était toujours refusé à s’excuser… Même si depuis 1997, le 26 mai est officiellement appelé « Sorry Day ». Sauf que cette année, c’était aujourd’hui…
Maintenant reste à déterminer si ces excuses donneront lieu à indemnisation…

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12 février 2008

Mon patron est un…*

Vu sur un projet immobilier, devant Hyde Park...

groconJe ne sais pas si cette entreprise de construction immobilière a des employés français, mais le nom n’est pas très porteur ; pourtant c’est une très grosse entreprise du secteur, mais s’ils veulent ouvrir une filiale en France, il faudra peut-être changer de nom. Remarquez, on pourra toujours dire : « moi mon appart, c’est un Grocon ! ».


*mais mon vrai chef ici n’en est pas du tout un, bien au contraire. Et je ne dis pas ça parce qu’il pourrait me lire, de toute façon il ne parle pas français… ☺

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11 février 2008

La plage dans la ville

bondiBondi Beach, comme son nom l’indique, c’est la plage. La plage dans la ville. A une grosse demi-heure de la City plus exactement. Bondi a des allures de village. Autour de la plage, de petites maisons colorées hébergent une population variée. Surfers, backpackers, bobos, hippies, les bâtiments sont vieux mais le quartier est joyeux. Cafés à la mode et restaurants branchés se bousculent au portillon, ce n’est pas la main d’œuvre qui manque : ici, elle est internationale avant tout, grâce au fameux visa Work and Travel qui permet de passer un an en Australie en cumulant les petits boulots n’excédant pas trois mois. Ainsi on s’arrache les Français, Brésiliens, Israéliens, qui ont tous investi les lieux. La plage est elle-même ne vaut pas celle de Rio, ne rêvons pas. Mais l’ambiance est très détendue, pour des vacances tous les week ends… et ça ça fait rêver!!!

Posté par marc o à 12:52 - Sydney - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 février 2008

Et le soleil fut…

mouettesEt alors là, la vie change. Sydney sous la pluie est triste, comme toutes les villes me direz-vous. Mais heureusement, celle ville a ce côté londonien qui permet de vivre plusieurs saisons en une même journée. Après une matinée pluvieuse, une après-midi radieuse. Les rayons de soleil réchauffent Darling Harbour, une promenade autour de l’eau dans la City, et les mariages emplissent de joies les restaurants alentour. La baie est belle, les mouettes font rire les touristes, et les maisons se découpent dans la végétation au loin.

operaharbourNon loin de là et peu après, le soleil se couche sur Circular Quay : l’Opera House et sa forme si particulière, et le Harbour Bridge, gravi par de petits groupes de touristes. Voir ce paysage s'illuminer, c'est un peu comme voir la Tour Eiffel briller. Les bars s’animent, à l’anglo-saxonne : les rencontres sont faciles et bruyantes autour d'une bière et sur les planches (je n'aime pas la bière mais je sens qu'il va falloir s'habituer ici bas;-).

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09 février 2008

La quarantaine (mais pas de crise)

Ce qui marque en arrivant en Australie, c’est la quarantaine. Ce mot qui fait penser aux bateaux, qui étaient mis de côté, en observation, pendant quarante jours, histoire de laisser mourir les malades afin qu’ils n’infectent pas tout le monde. Enfin, je crois que c’est un truc comme ça, l’histoire. A la sortie de l’avion, de grands panneaux informent et intimident en même temps : déclarez toute nourriture que vous auriez sur vous sous peine d’une forte amende. Chaque bagage est inspecté aux rayons X, pour détecter les contrevenants. Mieux, des bassets (oui oui, ces chiens tristes aux longues oreilles) passent et hument chaque valise. Eh oui, l’Australie est tellement coupée du monde qu’il ne faudrait pas que les fléaux d’ailleurs y débarquent…

Posté par marc o à 11:24 - Sydney - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 février 2008

La nuit et la pluie, la distance et le silence…

soleilcouchePremier départ triste de ma vie. Arrivée en famille, heureusement. L’avion est un couloir perdu de l’espace-temps. Un espace unique, où l’on perd toute notion de l’heure, du temps, de l’endroit. Les 22 heures de vol quasi-direct ne m’ont pas semblées longues. Surtout lorsque le hublot offre des ciels à rêver. Et à l’arrivée, pas de dépaysement flagrant. Jusqu’ici, je suis en terrain connu, de toute façon. Dans cette maison, celle de la famille d’accueil de mes 15 ans, bien peu de choses ont changé. C’est fou comme la mémoire s’attache à de petits détails : une odeur, la place d’un placard, d’un tableau. La couleur d’un mur, l’atmosphère générale. Etrange impression que celle d’un retour au même endroit 9 ans plus tard sans que rien n’ait vraiment changé. Quelques rides en plus pour les occupants, quelques aménagements en plus pour la maison. Le chien, un bébé bruyant à l’époque, est aujourd’hui sourd (son odeur elle-aussi est restée la même). Et souvenirs magiques et pensées nostalgiques s’accrochent au décalage horaire pour s’immiscer… mais une nouvelle vie va commencer ! Après la pluie ?

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07 février 2008

Navette spatiale pour nuit très spéciale

nuiteverUnique, l’hôtel Everland, et cela pour plusieurs raisons.
Tout d’abord il n’y en a qu’un, d’hôtel, ce n’est pas une chaîne : en Suisse, puis en Allemagne, il se trouve maintenant à Paris, c’est toujours le même hôtel qui se déplace. Avec une grue et un camion, s’il vous plaît.
Unique aussi parce qu’il n’y a qu’une chambre. Original pour un hôtel. La chambre est une sorte de navette spatiale qui permet de passer un moment hors du temps.
Unique par son inaccessibilité : pour le réserver, il faut s’y prendre deux mois à l’avance, et réussir à se connecter sur la page de réservation, qui est actualisée chaque jour « à une heure fortuite ».
ptidejUnique pour sa vue sur la Tour Eiffel : tout simplement époustouflante, aussi bien de nuit que de jour. Le petit-déjeuner devant la Grande Dame de Fer est inoubliable.
Unique pour sa décoration 70’s bleu-vert-moquette, ses formes arrondies et sa platine pleine de 45 tours d’époque.
Unique parce qu’on ne peut y passer qu’une seule nuit, l’hôtel étant un projet artistique.
Unique enfin car il ne se trouve sur le toit du Palais de Tokyo que pour une durée limitée, jusqu’au 31 décembre 2008.
Et puis unique parce qu’on n’a qu’une seule dernière nuit à Paris, n’est-ce pas ?
www.everland.ch

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18 novembre 2007

La plage, toujours recommencée*

migrateursLe spectacle incessant des passants jouant aux estivants, comme à Rio en moins intense, en plus petit, mais avec la fureur de vivre israélienne. Les raquettes de bois ont toujours été ultra-populaires en Israël, les plus téméraires vont affronter le « froid » des flots, la capoeira compte de plus en plus d’adeptes. Les oiseaux migrent, en groupe et en V : ils suivent la côte vers le Sud, toujours le même chemin, à la même période de l’année et à la même heure de la journée. plage_TAJuste avant le coucher de soleil, qui se fait, majestueux et chaleureux, au son des djembés qui font danser et au milieu d’une sorte de cirque improvisé de jongleurs et autres acrobates néo-hippies.

Et les galets subissent les assauts répétés des vagues en colère…
galetsTA
*un titre pas très original vu que détourné d'un post précédent, titre copié de Paul Valéry...

Posté par marc o à 09:27 - Tel Aviv - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 novembre 2007

Brocante et délices néobobos

soukkAu sud de Neve Tsedek, à Jaffa, le plus ancien port de la Méditerranée, à partir duquel Tel Aviv s’est développée, Juifs et Arabes cohabitent depuis des siècles. Tous les jours un souk qui s’apparente plutôt à une brocante anime les ruelles fleuries et les vieilles maisons décrépies. On trouve de tout chez ces antiquaires primitifs (« primitifs » n’étant ici nullement péjoratif et indiquant seulement que la plupart des boutiques sont des hangars aux vieilleries empilées). soukEntre les meubles vermoulus, les portes arrachées, les miroirs art déco, les mosaïques colorées, les luminaires rétro, les décorations soviétiques et les tire-bouchons antiques, ça chine et ça négocie ferme dans une ambiance ensoleillée.

chezmaragarethEt après quelques achats, il faut aller découvrir le restaurant de Margareth. Margareth a toujours le sourire. C’est une mama géorgienne qui a retravaillé la cuisine marocaine à ses sauces. Une cuisine artisanale et familiale qu’elle fait dans ses propres marmites. Margareth est fière de nous faire visiter sa cuisine : cheminée en étain, et petites casseroles, elle fait tout toute seule. Pour mieux garder ses secrets ? Le resto n’est pas ouvert tous les jours : il faut appeler pour savoir si aujourd’hui on aura la chance de goûter aux saveurs de Magareth. Reconnue pour ses sardines farcies et ses kebabs de poisson, ses salades colorées d’entrée font mouche. La salle est un patio, qui donne sur la mer et vit : tout autour poussent les herbes qui réveillent les plats, s’étirent des chats qui réclament leur part, s’amoncèlent des courges dans des canapés en osier. Le calme règne en maître et la sérénité invite à la dégustation. Il ne sert à rien d’insister : Margareth ne fait pas de vente à emporter. Alors il ne reste plus qu’à y aller ! Et savourer…

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16 novembre 2007

Lever de soleil et bicoques branchées

leverjourtaVol de nuit. Arrivée à Tel Aviv à 4h30. La nuit est encore noire, n’allons pas réveiller nos hôtes si tôt : le vendredi matin est pour les Israéliens l’égal de notre samedi matin. Direction la Tayelet, le front de mer, où côte à côte s’élèvent d’horribles constructions en blocs : l’architecture des 60’s – 70’s, comme à Rio, a ici fait des ravages. Et au milieu de cette anarchie de béton, ouvert toute la nuit, Yodvata in town, un resto bio dont tous les produits viennent du kibboutz éponyme. Jusqu’au lever du soleil, sirotons un jus de mangue frais. L’air marin, empli d’odeurs de vacances ; le ciel bleu et jaune, promesse d’une journée estivale ; la circulation, rappel de la frénésie perpétuelle israélienne.

nevetseL’appartement biscornu des cousins ex-londoniens est au premier étage mais déjà sous les toits. Neve Tzedek est l’endroit bobo de Tel Aviv, le premier quartier juif de la ville lorsque le pays était encore un mandat britannique. Les petites rues fleuries et ensoleillées s’entremêlent dans une joyeuse et paisible confusion. Les brunchs branchés et boutiques design essaiment au détour des cours ombragées. Le quartier en entier est en voie de réhabilitation, et les espaces, rares, se vendent des fortunes. Les antiques bâtisses se démolissent et les façades sont liftées en lofts.

Posté par marc o à 11:21 - Tel Aviv - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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