Images et Impressions d'un Cosmopolite

Mes villes, instantanés et réflexions... "Cosmopolite: Qui vit indifféremment dans tous les pays."

01 mai 2008

Jervis Bay, le kangourou et l'impatience

Cela fait bien longtemps que je n'ai pas poste regulierement. Je ne prends plus le temps de mettre en ligne mes photos, et de coucher sur le papier (meme virtuel) mes impressions. La vie a Sydney est pourtant riche. Mais si je devais comparer mon etat d'esprit a celui qui m'animait lorsque j'ai reellement commence ce blog, a Singapour il y a maintenant presque deux ans, je dirais plusieurs choses:

- a Singapour j'etais etudiant. J'avais plus de temps pour moi, pour me promener, pour decouvrir la ville, et pour voyager. Le soir et le week-end, ici, je tente tout a la fois de me reposer, de faire la fete, de rencontrer des gens, de visiter...

- Singapour permet de voyager tous les week ends: tous les pays d'Asie du Sud Est se trouvent dans un rayon de 3 heures d'avion, et les prix sont casses du fait de la concurrence entre Jetstar et Tiger. De Sydney, pour changer de pays, il faut aller en Nouvelle Zelande (3 heures de vol), sinon il y en a au moins pour 7-8 heures minimum. Par ailleurs, la vie active m'empeche de prendre des vacances quand je le souhaite.

- les differences culturelles sont...beaucoup moins prononcees. On s'en doute, l'Australie est un pays occidental et donc tres proche de ce que l'on connait, il y a moins de details remarquables de la vie quotidienne.

- et puis l'envie. J'ai moins envie d'ecrire, j'ai l'impression d'y prendre moins de plaisir, je suis moins content de mes posts. Et cela se reflete egalement dans mes emails, moins fournis... trop impatient, je ne prends plus le temps pour rien. A croire que la banque tue ma creativite (je l'ai deja ecrit et je commence a le penser serieusement) - dangereux...

Bref. Le titre de ce post fait reference a Jervis Bay, une baie magnifique situee a trois heures de Sydney que j'ai decouverte le week end dernier. Plages, bush, et mon premier kangourou. Je vais essayer d'en parler tres vite. Ou au moins de publier quelques photos.

Aux quelques personnes qui me lisent encore quand il m'arrive de publier, merci. Quand ma motivation reviendra je reecrirai. Par a-coups, probablement. Quand j'arriverai a trouver l'excitation necessaire pour poster sur la vie de bureau et ses petits tracas. Comme par exemple aujourd'hui, un collegue qui s'est fait fait virer sur le champ - la terrible loi de la salle de marche.

Maintenant j'ecrirai quand je voyagerai. Moins, mais plus applique;-)

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25 avril 2008

ANZAC et le two up

Un peu d'histoire en ce jour férié australien: le 25 avril, c'est ANZAC day. ANZAC, ça veut dire Australia and New Zealand Army Corps. Le 25 avril, on commémore tous les soldats australiens morts au combat. Et malgré ce qu'on pourrait croire, il y en a pas mal. Tout d'abord, le 25 avril a été choisi en raison d'une importante bataille ayant eu lieu en 1915, sur les côtes de l'actuelle Turquie, lors de la Première Guerre Mondiale, où de nombreux Australiens trouvèrent la mort. Aussi étrange que cela puisse paraître, l'Australie est d'ailleurs le pays qui a perdu le plus d'hommes, en proportion, lors de ce conflit. Voilà pourquoi les cérémonies de l'ANZAC day sont suivies avec beaucoup d'émotion. Des parades dans tous les pays, dès l'aube, et des minutes de silence devant les monuments aux morts situés un peu partout. Parce que des morts australiens, il y en a eu également lors de la Seconde Guerre Mondiale, puis la Guerre du Vietnam, au Timor Oriental, en Irak, en Afghanistan (un de leurs soldats est mort là-bas aujourd'hui d'ailleurs).
Pour faire passer les larmes, les Australiens ont trouvé une solution qui leur est propre (et qu'ils utilisent à bien d'autres occasions): ils vont au pub et boivent de la bière, toute la journée. Et en plus, ils ont le droit uniquement ce jour-là de jouer à un jeu d'argent: le two up. Très simple: c'est pile ou face. Un cercle se forme, et les paris sont lancés. Le tout est de trouver quelqu'un prêt à parier sur la combinaison opposée; si je joue "deux face", il faut que je trouve quelqu'un qui veut jouer "deux pile". Celui qui joue face met un billet sur sa tête pour dire qu'il cherche un pile. Et le pile se signale, et donne son billet. Celui qui joue face tient les billets pendant le jeu... et voilà! Donc ça boit, ça joue, ça crie, ça rie, tout se fait dans la bonne humeur, les vétérans sont en uniforme, et les soldats actuels aussi d'ailleurs. Et les pubs ferment à 19 heures, pour éviter trop d'agitation (vu que tout le monde a commencé à boire à 9 heures du matin)...

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21 avril 2008

Les matsah balls passent à l’attaque

Premier Pessah’ loin des miens et de mes traditions. De Rio, il est plus aisé de revenir à Paris que de Sydney. Soit. Pendant que ma famille se réunit dans la chaleur de Marrakech, pour moi ce sera Sydney.
La communauté juive de Sydney compte environ 45000 membres, et 40 synagogues. Des chiffres qui la rapprochent de Lyon.  Ces Juifs sont majoritairement ashkénazes, arrivés d’Europe lors des grandes vagues d’émigration de la fin du XIXème siècle, fuyant le nazisme à ses débuts, ou venus après la Shoah tout reconstruire dans un pays neuf. Allemands, Russes, Polonais constituent la majorité de la communauté. Mais il y a également des sépharades : Irakiens (marchands, qui sur le chemin se sont installés en Birmanie, à Singapour…), perses, quelques Marocains échoués là un peu par hasard…  Des Israéliens en pagaille, de toutes origines, backpackers ou ayant succombé au charme de Bondi. La communauté la plus récemment établie est celle des Juifs Sud-Africains, installés au Nord de Sydney principalement, et qui originellement proviennent de Lituanie. Pourquoi les Juifs lituaniens ont-ils émigré en masse vers l’Afrique du Sud à la fin du XIXème siècle ? Pas encore étudié la question, mais ça a dû leur faire un sacré changement ! Bref. Tout ça pour dire que la communauté juive de Sydney est plutôt hétéroclite. Et accueillante.

Mais revenons à nos moutons. Pessah’. La sortie d’Egypte, la matsah, tout ça, tout ça. L’Egypte est loin, et pas seulement géographiquement : ça fait plus de 2500 ans que les Juifs se retrouvent autour d’une table en famille chaque année pour commémorer la fin de l’esclavage de leurs ancêtres, les miracles et les plaies. 2500 ans qu’ils chantent les mêmes prières, et racontent la même histoire, avec la même symbolique. Il y a de quoi fonder une identité… (pour les néophytes, la page wikipédia sur Pessah’ est assez complète)

P1180120En revanche, au niveau des traditions culinaires, les divergences sont prononcées. C’est là que le bât blesse chez nos amis australiens (et je ne vais pas me faire que des amis) : étant en majorité ashkénazes, leur Pessah’ signifie « matsah balls » et « gefilte fisch ». La matsah, c’est le pain azyme, non levé. Les matsah balls, c’est une soupe, ou plutôt un bouillon de poulet avec une ou deux boules faites à base de matsah brisée posées au milieu. P1180119Quand au gefilte fisch, c’est un poisson froid cuisiné en sorte de quenelle. Hum…. Pas si affreux que ça, finalement, malgré toutes les appréhensions dues à des années de clichés assimilant ce plat typique à l’horreur culinaire. Ce mot est même presque devenu une insulte au bon goût pour certains Sépharades. En fait, je n’ai rien contre la cuisine ashkénaze, c’est juste que quand on est habitué à la générosité des épices marocaines, tout ça paraît bien fade. Et souffre la comparaison, il faut bien l’avouer… Par rapport à la soupe de fèves, à l’agneau aux truffes, aux croquettes de pommes de terre…



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13 avril 2008

The Biggest Loser

logo_the_biggest_loserDonc non, cette émission de télé-réalité n’a pas pour but de déterminer qui est le plus gros looser. Pas de jugement de valeur sur le niveau de « coolitude », pas de définition de la « loose », terme qui d’ailleurs a bien des significations. Non, The Biggest Loser, comme son nom entouré d’une ceinture l’indique, réunit 14 candidats autour d’un objectif simple : perdre le plus de poids. Au début, tous pourvus d’un confortable embonpoint (pour ne pas dire d’une obésité prononcée), les participants tentent de se débarrasser de leurs kilos en trop au fil des émissions. Et chaque semaine, celui qui perd le moins est éliminé. A la clé, 200 000 dollars (et une soixantaine de kilos en moins a priori). Ce qui est bien, c’est que même les perdants auront gagné (puisqu’ils auront perdu… du poids ! oui, c’est nul…). Toute la journée, ils apprennent la valeur calorique des aliments, et font des exercices avec leurs coachs personnels. Etudient des statistiques précises sur le poids qu’ils ont perdu, se fixent des objectifs qu’ils doivent respecter sous peine d’élimination. Au bout de quelques semaines, la différence est vraiment impressionnante. (à voir sur le site)
Tout le monde peut faire de même, en s’inscrivant au Club des Biggest Losers.

2006_235_the_biggest_loserDans le deuxième pays le plus obèse du monde (je ne ferai pas l’affront de préciser qui est le gagnant de cette compétition), l’émission fait fureur, et deux fois par semaine, les Australiens sont scotchés devant leur télévision… et en grignotant des snacks, ils regardent leurs favoris perdre du poids…

PS: il se peut que cette émission passe déjà en France et que je sois complètement hors sujet, mais n'ayant pas eu la chance de regarder la télé française (et encore moins la télé-réalité) depuis quelques années, je serais bien incapable de citer les noms des présentateurs ou programmes qui captivent mes compatriotes...

(edit) une alternative au Club du Biggest Loser est le reseau social traineo, un facebook de la perte de poids, qui prone l'auto emulation en creant une communaute de gens qui veulent perdre du poids... franchement l'idee est bonne!

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07 avril 2008

Attaque au hérisson

Non mais franchement, a-t-on déja vu quelque chose d'aussi stupide?

porcupine_baby_1_En Nouvelle Zélande, un homme attaque un jeune avec un hérisson: il a lance l'animal a 5 metres de distance, blessant sa victime aux jambes. Le moment de la mort du hérisson n'a pas encore été établie avec précision, toujours est-il que le cadavre ce dernier a été recueilli comme piece a conviction.

L'article en anglais ici.

A quand les agressions aux oursins? (sur la photo ce sont des bébés hérissons, pas des oursins)

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06 avril 2008

Bouddha au marché

growersTous les premiers samedis du mois, à Sydney, on s’amuse comme des petits fous. Rien à voir avec une quelconque chaîne cryptée. Non, ici tout commence à sept heures du matin, en face de Star City, le plus grand casino de la ville. Là, au bord de l’eau et sur l’herbe, se tient le Sydney Morning Herald Growers Market, un petit marché où de petits producteurs locaux viennent eux-mêmes faire tester leurs petits produits sur de petits stands surmontés de petits chapiteaux blancs. Le tout dans une très agréable petite ambiance de fête foraine de campagne avec vue sur la City de Sydney. Au loin en effet, sur la rive d’en face, les buildings du centre déserté le week-end grattent le ciel comme il se doit. Fruits et légumes, viandes (de mouton, de bœuf, de volaille), fromages (de brebis, de vache, de chèvre), champignons, café, truite, œufs, huile d’olive, lait, noix, tous les produits sont « biologiques » et régionaux. Au milieu des stands, de petites tables, permettent de s’asseoir pour déguster tranquillement les achats de la matinée…

buddhashandAu SMH good living Growers market, on trouve même des mains de bouddha. De la famille des rutacées (ok, j’arrête de me la péter, c’est une sorte de citron, voire même de cédrat/etrog, bien connu des Juifs qui font souccoth), ce fruit étrange aux doigts verts ou jaunes a la particularité de sentir très bon, même s’il n’y a rien à l’intérieur. En clair : pas de jus, mais très jolie décoration, qui porte chance accessoirement (Bouddha oblige). Hum… celle qui est trône mon bureau me regarde bizarrement…

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01 avril 2008

De la globalité de la joie au bureau

Je crois que j'ai un problème avec le corporate. Tout ce qui est vie de l'entreprise. De la grande entreprise, j'entends. Depuis maintenant deux mois, j'ai commencé un nouveau travail. Mon premier, pour être précis. Sortant d'une "grande école", j'ai décidé, après une année de voyages (effectués sous le prétexte d'échanges universitaires), de rentrer dans le moule, un peu. D’entrer dans une grande banque. Sous la pression invisible du retour en milieu parisien. Avec un compromis toutefois : dans une banque certes, mais à Sydney. Avec l’espoir secret que la proximité de la plage et des grands espaces rendraient la vie de bureau plus facile à avaler.

Mon expérience professionnelle se résumait auparavant à un stage en audit. Dans une grande entreprise, donc. Et j’avais peu aimé. Voire détesté. Les salles sans fenêtres éclairées au néon, les montagnes de classeurs, la paperasse à n’en plus finir et les tableaux Excel démesurés, ça m’a amusé un temps. Mais c’est passé vite, ça avait une fin. Changer de mission souvent permettait un renouvellement des collègues et des lieux. Et j’avais réussi à imposer quelques conditions : jamais sorti après 19h30, toujours en mission à Paris. J’ai fait d’intéressantes vidéos de ces salles de travail, à la pause déj bien souvent, ou alors même discrètement pendant que les autres travaillaient.

J’avais donc des a priori plutôt négatifs sur la vie du bureau. Estompés par le temps : j’ai fini ce stage il y a exactement deux ans, lorsque j’ai commencé ce blog d’ailleurs (mon voyage à San Francisco ponctuait cette expérience professionnelle liberticide). Jusqu’à février, vie d’étudiant et voyages : la belle vie, en somme. Et là, retour à la réalité. Un open space, deux écrans, une place à côté de la fenêtre heureusement. (J’ai tendance à penser que si j’avais été placé au back office derrière une poutre sans lumière du jour j’aurais tenu à peu près deux semaines – heureusement, ou malheureusement, mes conditions de travail ne sont pas trop mauvaises). Des collègues, australiens, plus âgés mais intéressants, à fond dedans. Et c’est ça qu’il me manque, l’envie de me donner complètement pour la banque. Le sujet ne me passionne pas, j’ai beau essayer, je n’ai pas de palpitations en lisant un rapport annuel. Et pourtant. Quand je vois mes collègues, quand je vois ceux du back office, quand je repense à l’audit (et notamment à une femme qui avaient tapissé son petit bureau sans fenêtre de photos de caniche découpées dans des magazines spécialisés), je me dis que je les envie : ils ont l’air d’aimer ce qu’il font, de là à dire qu’ils s’épanouissent professionnellement peut-être pas, mais ils ne se plaignent pas et s’intéressent à leur travail. Ils s’impliquent dans la vie de l’entreprise, organisent des évènements entre eux, voient leurs collègues en dehors des heures de bureau.

Et oh stupeur, en me promenant sous les néons, j’ai pris ce cliché d’un panneau dont on m’a raconté l’histoire : tous les ans, pour Noël, les différents services de la banque organisent une compétition. Gagne celui qui créera la plus belle décoration de Noël. Et ça donne ça…

globalbankjoy

A Global Bank, A Global Joy.

Je m’abstiendrai de commenter.

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30 mars 2008

Destination Katoomba, dans les Blues Mountains

Invariablement, le nom kitschissime de Macumba s’associe dans mon esprit au nom de cette petite station touristique (1) et montagnarde (2) des alentours de Sydney (3).

P1170919(1) Touristique, car il paraît que ce lieu est le deuxième le plus visité d’Australie, après l’Opera House. A priori, trois millions de touristes viendraient chaque année faire crépiter leurs flashs par ici. Et apparemment les chiffres doivent être vrais, au vu du nombre de cars déchargeant leurs cargaisons de Japonais (et de Chinois, aisément reconnaissables à leur incapacité à voyager en groupes de moins de 20 personnes).

P1170911(2) Montagnarde, parce que si tous ces voyageurs passent par là, c’est qu’il y a une vue panoramique plutôt spectaculaire sur les forêts d’eucalyptus de la région. Et ce sont ces arbres justement qui, secrétant une vapeur huileuse, donnent leur teinte bleutée aux montagnes (il faut quand même se concentrer pour voir du bleu). Se détachant en contrebas d’Echo Point (le lieu où se trouve la majorité des touristes s’exclamant (les Japonais ont cette particularité de ponctuer de « Oh ! » ou de « Ah ! » les explications de leur guide) ou posant pour la postérité – mais qui, contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire, n’invite pas ces mêmes perturbateurs de tranquillité à crier pour tester la véracité de l’appellation qu’on lui a donné), se dressent les Trois Sœurs. Pics rocheux à la signification religieuse importante pour les Aborigènes, elles prennent la pose derrière les touristes émerveillés.

(3) Des alentours de Sydney, parce que venir à la montagne en RER depuis la plage et en passant par la City, c’est un concept assez plaisant. Certes, il y a presque deux heures de train de banlieue, parce que justement il multiplie les arrêts dans des banlieues de plus en plus campagnardes au fur et à mesure que l’on s’éloigne du centre de Sydney. Partir en randonnée, faire du bushwalking comme disent les Australiens, est un peu un sport national dans ce pays de têtes brûlées. Avoir l’occasion de le faire à proximité de la ville est une chance et un dépaysement, même s’il est vrai que le pays, immense, n’est qu’un vaste bush parsemé de quelques villes…

En revanche, à Katoomba, pas de Macumba. La nuit tombée, le village quitte ses habits touristiques et plonge dans un sommeil bien mérité. Les galeries d’art, magasins de souvenirs, cafés et caves à vins de la région de LA rue principale (dénommée Katoomba Street, pourquoi se compliquer la vie ?) ferment tôt et laissent le village s’endormir paisiblement…

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13 mars 2008

Le paradoxe de Sydney

sydVoici un article tiré du Sydney Morning Herald, la référence locale, qui explique pourquoi un Sydneysider sur 5 veut quitter la ville, alors même qu'elle atteint la première place de "ville la plus agréable du monde" dans de nombreux classements... Fort intéressant!

Is there a Sydney paradox? How can the world's greatest city be so unappreciated by its citizens that they are leaving it for pastures north, south and increasingly west? Have you never heard of the Sydney paradox? Let me explain.
It comes down to two new pieces of news that Sydneysiders got at the weekend. There was good news and bad news. First, as Sydneysiders are usually sunny and optimistic, here's the good news. Sydney was voted the number one city in the world, according to Simon Anholt's world-renowned City Brands Index. The index ranks the world's top 40 cities in terms of economic influence, quality of life, natural beauty and friendliness, and Sydney came out on top again. And in a great all-round result for Australia, Melbourne came sixth.
But Sydneysiders are also always looking for something to worry about so here's the bad news. According to a report on the front page of the Herald yesterday, Sydneysiders are leaving town in droves, because of housing costs, transport and overall liveability.
How can this be? We're the world's number one city, but everyone is shooting through? It depends on whether you think globally or locally. By global city standards, Sydney is not crowded, rushed, polluted or even expensive. You can get a high-flying job with beaches on your doorstep. But by Australian city standards, Sydney is the big smoke.
People who are in the globalised part of the workforce tend to see Sydney in all its glory. Occupations in "Global Sydney" include jobs in the financial markets, media, advertising, movies, sport and recreation. So if you are a globe trotter, returning expatriate, visiting business professional, or even a high-flying rust-belt refugee from Victoria or South Australia, who can therefore afford to live by the beach or the harbour, then Sydney does have the best of both worlds.
You are living in one of the most influential global cities but with an attractive climate, lifestyle and fun people. As many visitors comment, it's like a big cosmopolitan city and a resort rolled into one.
The view of Sydney from overseas is similar to the view of Sydney's globalised workforce, so it is no surprise that immigrants seek out Sydney as their number one choice for settlement - even if Sydney is not attracting migrants domestically, from other states.
There is no doubt Sydney is Australia's global city and it is not surprising the world sees it this way. After all, 10 of the top 20 listed companies on the Australian Stock Exchange are Sydney-based. In terms of trade, NSW has 15,600 exporting businesses - the most in the country - despite the resources boom in the west and the north. Sydney's cosmopolitan nature also helps. Think of Sydney's great overseas-born entrepreneurs, from Frank Lowy to Bing Lee.
Through local eyes, it's a different story. If you're in the non-exporting, non-global part of Sydney, life can be a bit different. It can be tough earning domestic Sydney wages but paying global Sydney mortgages.
But interstate migration is not just about the push away from Sydney due to high housing costs, it is also about the pull towards the economic opportunity of the resource-rich states, Western Australia and Queensland.
I was in Perth last week and was shown some population data. There is clearly a "Gilly" effect at work. Adam Gilchrist may be remembered for his lusty big hitting and effective wicketkeeping but when he moved from Lismore to Perth he started a national trend. New population data show the cricket star was followed west by a large number of eastern staters, particularly from NSW. Western Australia and Queensland have attracted large numbers of interstate migrants, while NSW, South Australia, Tasmania and, to a small extent, Victoria have experienced net losses. The West Australian mining boom has even attracted new sources of international migrants from Brazil - literally from Rio to Freo - but that's another story.
So there you have it: the Sydney paradox is explained. But perhaps it's not a paradox after all but a simple matter of supply and demand. The whole world thinks Sydney is hot, the price goes up, and many punters choose to shift because they can't afford the price or see better value elsewhere. This is why the Treasury Secretary, Ken Henry, told a Sydney business audience last year that he'll see them in Perth in five years, as "resources get re-allocated" to the resource-rich states thanks to demand from China, India and the emerging economies.

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12 mars 2008

A la télé, comme d'hab

Le mercredi soir, c’est au Beach Road Hotel que ça se passe. Trois bars sur deux étages, de la musique et tout Bondi : voilà donc un programme réjouissant. Le décor et l’ambiance sont cordiaux, les rencontres sont faciles et très internationales. Et puis…
A chaque fois que j’ai commencé une expérience à l’étranger, je suis passé à la télé. Que ce soit à Singapour et sa nouvelle star, ou bien à Rio sur MTV, à mon arrivée dans un nouveau pays j’ai toujours été filmé. Pour ne pas déroger à la règle, ce soir, à la sortie dudit Beach Road Hotel, j’étais occupé à discuter avec mon amie M. quand une superbe créature vêtue simplement d’une robe très courte (ou d’un tee-shirt un peu long, au choix - elle s'appelle Honey), et accompagnée d’un nain très classe (costume à rayures et chapeau – il expliquera par la suite qu’il est italien, tout en s'appelant Dave) nous aborde. Pour savoir si nous voulons bien nous prêter à une petite interview, pas longue, dans une limousine à côté. Pourquoi pas ? On est donc parti, un caméraman nous filme, un perchman prend le son, et voilà M. en train de répondre aux questions de la belle et du nain, une coupe de champagne à la main. M. se méprend sur le sens de certaines questions (M. est française aussi !), répond qu’elle a déjà connu une dizaine d’hommes depuis qu’elle est arrivée à Sydney, trois semaines auparavant. Le nain décide de mettre un DVD dans la limousine qui parcourt les rues de Bondi : sur les écrans, une blonde remet son piercing sur sa langue avant de s’attaquer à tout autre chose. Puis vient mon tour. La fille à la minirobe, Honey, se fait bien collante et aurait envie de venir chez moi à Paris. Me propose un threesome, avec le nain. Filmé, bien entendu. Donc non. Et si on ne filme pas? Non plus, non. Evidemment, tout était pour de rire m’assure la fille au grand tee-shirt… mouais, pas convaincu…  On ressort de la limousine bien vite. En tout cas, M. et moi avons bien ri. Et serons à la télé, sur internet (dès que j’ai le site, je mets le lien de l’interview).

Posté par marc o à 16:13 - Sydney - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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