11 avril 2008
Que lui avait-il servi de vouloir? Il n'avait rien fait de ce qu'il avait voulu. Il avait fait le contraire de ce qu'il avait voulu. Il était devenu ce qu'il ne voulait pas être: voilà le bilan de sa vie.
in Jean-Christophe - L'Adolescent, Romain Rolland
07 avril 2008
Life isn't about finding yourself. Life is about creating yourself.
Anonyme. Lu sur une tasse dans la cuisine de la banque. Assez a propos je dois dire.
27 mars 2008
La joie de l’ennui
Ne rien faire ? Non, désolé, je n’ai pas le temps… C’est vrai ça, aujourd’hui, plus personne ne prend le temps de s’ennuyer. On a peur de l’ennui, peur de perdre son temps. Que ce soit dans le métro, dans la rue, dans une file d’attente, on prend un livre, on met son iPod, on joue avec son téléphone, mais ne rien faire, non merci. Trop improductif. Si on s’ennuie, on le fera partager à quelqu’un, même si c’est pour lui envoyer un email et lui dire « je m’ennuie ». La boulimie de technologie et de communications nous amène à occuper le moindre petit moment : Motorola a décidé de s’attaquer ces moments qu’il a qualifié de « microboredom » (micro-ennui), les « mobisodes » de séries TV à regarder sur son téléphone sont également voués à remplir ces minivides qui parsèment nos journées.
La peur d’être déconnecté, de se retrouver seul, a été comblée en même temps que créée par les téléphones portables. Le matin, en prenant ses clés et son portefeuille, on veille à ne pas oublier ce précieux objet qui permet, à tout instant, d’être relié à son réseau social. En somme, un portable, c’est transporter tout son petit monde avec soi, joignable à tout instant. Mais comment faisait-on avant ?
Et pourtant… L’ennui est à la base de la créativité. L’inactivité est bénéfique à la réflexion. Un enfant peut jouer des heures avec le même bout de bois sans pour autant s’ennuyer, il se crée des mondes imaginaires, invente des histoires. Tel le petit Jean-Christophe de Romain Rolland, qui « au milieu de tous ces jeux, a des instants de rêvasserie étrange et de complet oubli », prémisses d’un talent de musicien à l’écoute du monde qui l’entoure.
Cette réflexion sur l’ennui est tirée d’un article du Boston Globe intitulé « The joy of boredom » (c’est dire la grande originalité de mon titre !), qui se trouve ici. Et la journaliste fait une remarque très pertinente : si Marcel Proust, au moment de manger sa madeleine, avait eu un iPhone, il aurait peut-être joué à Tetris au lieu de se remémorer son enfance, et n’aurait jamais écrit son chef d’œuvre… !
Autre article intéressant : l’histoire d’un Brésilien, qui, surmené, et trouvant que les moments d’ennui sont trop rares en ce bas monde, a décidé de créer son club de « nadismo » (de « nada », « rien » en portugais), un club où le but est de se retrouver pour ne rien faire. Pas même le droit de dormir, car dormir un besoin qui ne peut pas être assimilable à l’ennui. Et pas le droit de trop réfléchir non plus, il faut simplement apprécier le néant, le plaisir de l’activité nulle… et apparemment on gagne de la qualité de vie !
Voilà, tout ça pour dire à ceux qui me connaissent un tant soit peu que j’ai encore bien du travail pour en arriver là ! Comme on dit au Maroc, « ceux qui sont pressés sont les premiers dans la tombe »… Alors apprenez à apprécier… tout doucement…
12 septembre 2007
Une très joyeuse année!
Déjà un an... Il y a un an, j'étais à Singapour, et je vous contais mon Rosh Hashana de l'année précédente, à Djerba. Cette année, je suis rentré. Pour les fêtes, au moins. Partager un couscous (et pas un geffiltefish:-), compter les grains de grenade, tremper les pommes dans le miel et les grains de sésame, grincer des dents en goûtant aux blettes, et sourire du bonheur de voir toute la famille réunie.
Cette année, je vais manger la cuisine de ma maman. Qui je l'espère est restée semblable.
Cette année, je vais commencer ma vie professionnelle. Qui je l'espère ma passionnera. (hum...)
Cette année, je vais mettre mon blog à jour. Si j'y arrive...
Cette année, comme toutes les autres, je vous aime.
Cette année, je vous la souhaite pleine de surprises, de bonheurs, et de sourires. Heureuse comme un soleil couchant sur la plage d'Ipanema...
Shana tova à tous!!!
08 juillet 2007
En faisant un effort de mémoire (pas si difficile tout de même), j'ai retrouvé les lieux où j'ai fêté mes anniversaires les dernières années. Souvent seul donc, et loin. Mais puis-je vraiment me plaindre? Devrais-je dire "de la chance" ou de la "malchance" d'être né au mois de juillet?;-)
2001 - Miami
2002 - Paris
2003 - Jouy en Josas (en plein pendant les concours)
2004 - Hong Kong
2005 - Malmö
2006 - Singapour
2007 - Buenos Aires
La suite risque d´être un peu plus stable, remarquez... mais où? on verra bien...
02 juillet 2007
Paris, je t’aime !
Aujourd’hui ça fait un an que j’ai quitté Paris. Un an déjà. Dubaï, puis Singapour, un bout d’Asie du Sud-Est, Paris quelques jours, puis Rio et un peu de Brésil. Une année loin de tout repère, une année loin de toute connaissance, une année loin de Paris. En fin de compte, une banalité : que le temps passe vite ! Non pas que je me sois ennuyé, bien au contraire, j’ai pu réaliser quelques rêves, faire des rencontres formidables et découvrir des lieux magiques. Mais la distance crée des manques. Au moins, j’apprécie plus Paris quand j’ai l’occasion d’y être. Et quand cette occasion ne se présente pas, je vis ma ville par procuration. Comme ce soir, avec l’avant-première de « Paris je t’aime » (au Brésil « Paris te amo »), film que j’avais raté l’année dernière pour cause de départ justement, et que je rattrape seulement maintenant grâce à la Maison de France de Rio. Un film dont l’éloge n’est plus à faire, précédé d’un autre tout autant intéressant, « Paris vu par… », compilation de six courts-métrages datant de 1965, réalisés entre autres par Rohmer, Godard, Rouch… Et à deux mois de mon retour (provisoire ?) pour la capitale, s’y retrouver le temps de deux projections fait le plus grand bien.
01 juillet 2007
Le mariage
Dé a vingt ans. A l’âge où ses amis aiment passer des soirées ensemble à boire et à danser, Dé se marie. A son mariage d’ailleurs, ses amis boivent, ses amis dansent : ils sont heureux pour leur Dé, celle avec qui ils ont grandi mais qui maintenant grandit d’un coup beaucoup plus vite. Ils sont heureux mais sentent un pincement au cœur : pourquoi Dé se marie-t-elle ? Pourquoi si tôt ? Et pourquoi part-elle ? Parce que Dé fait son alyah, elle part vivre en Israël avec son mari. Une étape, un au revoir, veulent-ils vraiment y croire ? En tout cas, ils font la fête, ils veulent profiter de ces instants de bonheur fugace et intense. Un mariage, ça veut dire une personne en moins dans la bande ; alors certes, Dé est la première à sortir du groupe, mais le signal est donné. On sort de l’enfance, entre-t-on dans l’âge adulte ? Et puis il y a Felipe ; lui reste dans la bande, il est sorti deux ans avec Dé, et la voilà qui se marie avec son amoureux suivant. Felipe se sent bizarre, forcément, est-ce qu’aller au mariage de son ex est si masochiste que ça ? (je pense que j’irai, si j’étais invité…)
Emouvante. La cérémonie est belle, les mariés ont l’air d’anges au visage radieux. Les pleurs se répandent rapidement : c’est contagieux, ces choses-là. Sept petits tours, verre brisé, alliances échangées. Un temps est laissé : laissons champagne et caïpivodka faire leur effet, puis retrouvons toute l’allégresse sur la piste de danse. Mariage religieux, en partie séparé : pour les danses « typiques », les hommes dansent frénétiquement autour du marié tandis que les femmes célèbrent la mariée.
Voilà. La saison des mariages va bientôt s’ouvrir. Encore quelques petites années, et petit à petit ils vont se multiplier. Perd-t-on ses amis une fois la bague au doigt ? Hum… Quoiqu’il en soit, mazel tov Dé !
15 juin 2007
Yippee, je suis heureux de vivre !
C’est ce qu’on devrait se dire tous les matins, pas vrai ? Mais combien le font vraiment ? Les Juifs hassidiques qui suivent l’enseignement du rabbi Nah’man de Breslev le font, eux, et tous les ans depuis la fin de l’ère soviétique, ils se retrouvent pour partager cette joie de vivre à l’occasion de Rosh Hashana, le nouvel an juif, à Ouman, petit village situé à trois heures de Kiev, où se trouve la tombe de ce rabbin mort en 1810 à l’âge de 38 ans, ainsi que celle de son illustre grand-père le Baal Shem Tov (« celui dont le nom est grand », parce qu’à notre mort, que nous reste-t-il d’autre à part notre nom ?). Des Juifs du monde entier, réunis dans un lieu empreint de mysticisme et imbibé d’allégresse, une ancienne terre de pogroms reconvertie en lieu de pèlerinage. Plus de 20 000 hommes, venus célébrer quelques jours durant leur maître aux principes messianiques, qui perturbent de manière festive et joyeuse le quotidien tranquille de cette petite ville ukrainienne. Paul Mazursky, réalisateur américain, a fait le voyage, et réalisé un documentaire passionnant et hilarant sur la joie qui anime ce rassemblement international de religieux tous les ans.
Pour voir la bande annonce...
PS : apparemment, ce documentaire, tout simplement intitulé "Yippee - a journey to Jewish joy", n’est pas référencé par Allociné, donc sortira-t-il en France ?
11 juin 2007
Et toi, tu lis quoi en ce moment ?
Après deux semaines, je pense qu’il est enfin temps de répondre à la gentille invitation lancée par Gé, et de réfléchir un peu à mes lectures passées, présentes, et à venir… Après tout, ça fait du bien de réorganiser un peu tout ça !
4 livres de mon enfance (< 10 ans)
*
Toute la collection des J’aime Lire et celle des livres du Club Mickey
(et là je me dois de remercier mes grandes cousines à qui on avait
offert ces collections et dont j’ai pu gracieusement hériter)
* Tous les Roald Dahl (Charlie et la Chocolaterie
étant le premier livre que j’aie jamais lu, tout seul comme un grand,
grâce à l’aide d’une cassette qui lisait en même temps que moi)
* Un Sac de Billes
de Joseph Joffo, qui m’a bien traumatisé avec la guerre (et je n’en
suis pas vraiment sorti depuis, enfin, ça revient par phases, cf Maus d’Art Spiegelmann, Refus de témoigner de Ruth Kruger, ou Eichmann à Jérusalem d’Hannah Arendt, lus récemment, mais ne nous égarons pas, nous en sommes aux livres d’enfance !)
* La Guerre des Boutons
de Louis Pergaud, c’est le premier « gros » livre que j’ai lu, je
devais avoir 9 ans, et je me revois encore m’enfermer dans ma chambre
pour dévorer le bouquin en rentrant de l’école, au lieu d’allumer la
télé comme d’habitude.
* La Gloire de mon père et en réalité la quadrilogie de Marcel Pagnol (Le château de ma mère, Le temps des secrets, Le temps des Amours),
plus ses pièces de théâtre, il faut dire que mon institutrice de CM2
nous avait traumatisés avec lui, nous emmenant même en classe de
découverte en Provence, sur les traces de Marcel Pagnol… et nous
faisant jouer Marius en spectacle de fin d’année (« Il nous fend le cœur, Panisse ! »)
Oups, ça fait cinq…
4 livres de mon adolescence / lycée (10 > 18 ans)
* La Joie de Vivre d’Emile Zola, lecture obligatoire qui
s’est révélée vraiment intéressante : c’est fou comme en lisant un
livre avec un prof à côté on perçoit mille fois plus de choses…
* Pierre et Jean,
de Maupassant, où la psychologie des personnages est tant développée
qu’on ne peut qu’être passionné (vous me direz, encore une fois, en
disséquant un livre pendant un an, forcément on en voit, des nuances !)
* Les Raisins de la Colère,
de Steinbeck, qui m’ont tant révoltés que je l’ai lu ensuite en anglais
(incompréhensible, le patois du midwest des années 30) et que j’ai lus
tous les « profils » consacrés au bouquin (alors que pour une fois
cette lecture n’avait rien d’obligatoire)
* Germinal de
Zola, encore lui. Encore de l’injustice, encore de la révolte
intérieure, il faut croire que j’étais dans ma période, puisque je l’ai
lu de mon plein gré.
4 livres de ma vie étudiante
Si ma vie
étudiante commence en école, alors il n’y a plus aucune lecture
obligatoire : je ne vais quand même pas citer ici des bouquins de
gestion (et d’ailleurs, en ai-je jamais lu un en entier ?;-)
* Le diable au corps, de Raymond Radiguet, court et efficace, probablement lu au bon moment, au temps des premières passions amoureuses…
* Le Visiteur,
d’Eric Emmanuel Schmitt. Découvert en représentation lors de mon
premier festival d’Avignon, et lu, relu et rerelu depuis… Une pièce de
théâtre si juste et si belle !
* Tous les Tales of the City, d’Armistead Maupin, qui m’a fait rêver de San Francisco et de sa liberté des 70’s dans de nombreux endroits du monde
* Toute l’œuvre de Stefan Zweig. Je pourrais citer Le monde d’hier, son autobiographie, ou Le Brésil, terre d’avenir
qui me fait me trouver là où je suis actuellement, mais en fait il y a
aussi toutes ses nouvelles, ses correspondances… TOUT !
4 livres récents que j’ai adoré / aimé
Nan mais alors là la question ça veut dire quoi ? que j’ai lu
récemment ou qui sont sortis y’a pas longtemps ? Parce que sortis y’a
pas longtemps, vu mon éloignement géographique des sorties littéraires
françaises (et là je dis n’importe quoi vu qu’à la Livraria da
Travessa, à Rio, on trouve tout)…
* Croisade sans croix,
d’Arthur Koestler. Vieux (il doit dater des années 40) et non réédité
(merci Papa de me l’avoir trouvé), il m’a réconcilié avec la
psychanalyse et le monde de Sigmund.
* Le Petit Prince, de
Saint-Exupéry : ok je triche mais c’est juste que je l’ai relu pour la
millionième fois à mon arrivée à Rio, en portugais dans le texte, et
que ce livre est vraiment magique, y’a pas à dire.
* La Tour d’Ezra,
d’Arthur Koestler. Encore lui, en fait le problème c’est que dès que
j’aime un livre, je recherche et lis frénétiquement par la suite tous
les écrits de l’auteur. Là, c’est un roman qui parle de la fondation de
l’Etat d’Israël. Introuvable, déniché chez un bouquiniste, sur les
quais.
* O Livro do Amor de Gus & Waldo, de Massimo
Fenati, il a peut-être été traduit en français vu que c’est un livre
américain au départ, tout petit, tout drôle et bien dans l’air du temps
(au Brésil, la Saint-Valentin c’est demain, le 12 juin !)
4 collections de BD que j’adore
* Blueberry, de Jean Giraud (alias Moebius) avec qui j’ai
sérieusement commencé à m’intéresser à la BD, vers 15 ans (parce que
Tintin ou Astérix, excusez-moi mais ça compte pas, tout le monde les a
lus !)
* Le Chat du Rabbin, de Joann Sfar, mais c’est
uniquement pour citer un nom de collection parce qu’en réalité TOUT ce
qu’il fait est génial, et surtout ses carnets.
* Persépolis de Marjane Satrapi, Maus d’Art Spiegelmann, pour faire dans l’un peu plus engagé…
* Tous les Fluide Glacial,
qui ont fait une jolie partie de mon adolescence également… c’est fou
le temps que j’ai pu passer à poireauter dans des files d’attentes
énormes pour un petit dessin !
4 écrivains que je relirai encore et encore
* Stefan Zweig bien sûr
* André Comte-Sponville, parce que ça fait du bien de réfléchir de manière simple et raisonnée, parfois.
* Eric-Emmanuel Schmitt : tombé dedans depuis Le Visiteur et Lorsque j’étais une œuvre d’art, en 2002. Maintenant il est super connu, il fait des films et tout, mais qu’est-ce qu’il écrit bien !
* Anna Gavalda : c’est super simple mais bien écrit, ça donne le sourire à tous les coups. En fait c’est surtout L’échappée belle,
que j’ai déjà relu plusieurs fois et qui fait du bien. Mais à ce
moment-là, j’aurais aussi pu écrire Antoine de Saint-Exupéry et son Petit Prince…
4 auteurs que je ne relirai probablement jamais
* Maurice Genevoix m’a traumatisé avec sa Dernière harde.
Mais la faute incombe à ma prof de français de quatrième, qui a cru bon
de donner à lire à des gamins de 13 ans le récit de la vie quotidienne
d’un troupeau de cerfs au milieu d’une forêt. Alors là, franchement… et
vu qu’en plus on se détestait (avec la prof)…
Mais à part lui (et encore, je serais prêt à lire quoi que ce soit d’autre de cet auteur), je ne vois pas. Comment peut-on affirmer qu’on ne relira jamais un auteur ? Si on a détesté un livre, ok ; bon, alors ma tentative d’approche de la littérature québécoise s’est avérée infructueuse, à cause de la prose trop moderne de La petite fille qui aimait trop les allumettes, de Gaétan Soucy, je ne sais pas je réessaierai de sitôt…
4 premiers livres de ma liste à lire
Il y a déjà tous ceux que j’ai emportés avec moi à Rio (et il y en a plus que quatre !) : La Treizième Tribu, Le testament espagnol, et Les hommes ont soif de Koestler (quand je vous disais que je faisais des fixations !), La crise de la culture, d’Hannah Arendt, Les Juifs, la mémoire et le présent, de Vidal-Naquet, Impromptus, de Comte-Sponville, Apprendre la photo reflex numérique (merci Dee ;-), et Stars of David (un gros, en anglais, offert par David le new yorkais). Sinon :
* La construction de soi, d’Alexandre Jollien, que mon père vient de m’envoyer et qui ne sera probablement plus dans cette liste d’ici quelques jours.
* Jean-Christophe,
de Romain Rolland, que j’ai eu tant de mal à trouver (et encore, quasi
en lambeaux… mais pourquoi certains classiques ne sont-ils pas réédités
?) et qui est en dépôt-lecture chez mon amie Lili. La faute à Stefan
Zweig, son grand ami.
* L’intégrale d’Antonin Artaud, qui traîne
dans ma bibliothèque depuis qu’elle a été publiée, il y a déjà bientôt
deux ans je crois.
* Et le dernier Harry Potter. Vu qu’il sort en juillet (normalement), il va m’accompagner pendant une bonne partie de mon voyage, je sens. Trop hâte !
4 livres que j’emporterai sur une île déserte
En fait, a priori, j’emporterais tous les pavés que je n’ai jamais pris le temps de lire mais que j’ai toujours voulu avoir lus.
* La Bible et le Coran. Je copie ishkueu
mais j’ai toujours eu envie de les lire, et là, sur l’île déserte,
j’aurais le temps, pas vrai ? Et puis aussi la Kabbale, tant qu’à
faire, histoire de s’occuper un peu.
* Belle du Seigneur, d’Albert Cohen
* Guerre et Paix, et Anna Karénine, de Léon Tolstoï (depuis le film The shop around the corner, j’ai trop envie de lire ce deuxième)
* Une encyclopédie bien complète, pour toujours avoir de quoi apprendre.
Les derniers mots d’un de mes livres préférés
Argh, impossible, je n’ai pratiquement aucun livre avec moi. De l’inconvénient de trop voyager ?
Voilà Gé, pari relevé, je n’ai personne à qui le passer… à part peut-être quelques-uns des rares lecteurs qu’il me reste, s’ils daignent me faire part de leurs goûts littéraires ;-) ?
07 juin 2007
Corpus Christi et re-un jour férié. Partons donc en long week-end se reposer un peu, dans l'espoir d'avoir les idées fraîches...
Je ne vais pas me comparer à Kierkegaard, mais il met sur ma situation actuelle les mots les plus justes qu'il soit possible d'écrire:
«Je suis là comme Hercule, mais pas à une croisée de chemins
non, je vois s'offrir ici une bien plus grande multitude de
chemins, et la difficulté de choisir le bon s'accroît ainsi
d'autant. C'est peut-être le malheur de mon existence que je
m'intéresse à beaucoup trop de choses et à aucune de façon
décidée.»








