06 septembre 2006
Perfect sunny day
Ce matin, mercredi 6 septembre 2006, il fait beau à Singapour. Ce n'était pas arrivé depuis quelques semaines. Il faut dire que je me suis pas mal absenté ces derniers temps: 5 jours à Singap du 12 août au 5 septembre, c'est plutôt peu pour la ville où je vis. Mais je suis là pour au moins dix jours. Et j'ai envie de m'approprier la ville. Je me rends compte que je suis loin de connaître Singap comme Hong-Kong. Alors que j'y ai passé pratiquement autant de temps. Mes voyages à Rome et en Indonésie ne peuvent me servir d'excuses: depuis HK, je n'avais pas résisté à l'envie d'aller rendre visite à mon amoureuse de l'époque qui était en stage à New York. Pas la porte à côté, certes. Mais dix jours magiques, c'est certain.
Aujourd'hui, 06/09/06, c'est l'anniversaire de deux personnes qui me sont très chères. Nées le même jour, de la même année. Drôle de coïncidence. La vie est faite de drôles de coïcidences. L'une m'a ouvert à la vie, l'autre m'ouvre de nouvelles perspectives. Les deux m'ont redonné le sourire quand j'en avais besoin. Merci C. Merci A. Et joyeux anniversaire. C'est peut-être pour ça qu'il fait beau ce matin. Le ciel est radieux, et je suis heureux. "Paper bag" (Fiona Apple) dans les oreilles, la journée ne peut que bien commencer...
19 août 2006
Paparazzi
Bali est le lieu de villégiature de certaines de nos "stars". Après avoir vu Marc Lavoine à la très belle fête organisée par Stéphane pour ses 55 ans, José Garcia sur la plage paradisiaque de Dreamland ou encore Vanessa Paradis (mais sans Johnny...) en soirée au Ku De Ta, je me suis demandé: avec la multiplication des appareils photo numériques, les paparazzi ne risquent-ils pas de perdre leur (si nécessaire) travail? N'importe qui en vacances peut aujourd'hui voler quelques clichés de "célébrités" à la plage. Embêtant pour leur vie privée, croustillant pour les lecteurs de presse people, alléchant pour les magazines qui publient ces photos d'avoir potentiellement une armée d'apprentis paparazzi à leur disposition... Le modèle économique de ce type de presse évolue. Mais pourquoi ces magazines se vendent-ils si bien? Pourquoi les gens ont-ils besoin de savoir ce que les "artistes" ou "vedettes" font de leur vie? Voyeurisme? Besoin de modèles, de repères? Pourquoi? Je ne comprends pas...
17 août 2006
Thaï ou balinais ?
Comment décrire un massage ? J’essaie de mettre des mots sur la sensation de bien-être, de vide mêlé de plénitude qui pourrait définir un massage… Premier massage « professionnel », offert par mon cousin à Koh Chang, en Thaïlande, il y a tout juste deux ans. Le deuxième a donc été balinais, offert par Stéphane à un moment parfait, après une journée de plage épuisante à Dreamland (sisi, ça s’appelle vraiment comme ça ! une plage de surfers dans un coin plutôt préservé, avec d’impressionnantes falaises, de puissantes vagues et quelques excellents restos de fruits de mer) parce que mine de rien, les vagues, ça fatigue. L’esprit vague virevolte de pensée en réflexion tandis que le corps se détend. Ou plutôt « est détendu ». Un massage est un réel moment de solitude alors même qu’on est avec quelqu’un. Mais cette personne est un « instrument » de relaxation : entendons-nous bien, je ne dépersonifie en rien le masseur, je constate simplement que sa présence, si elle est indispensable, ne rompt en rien la solitude apaisante du massage. Masser, c’est donner la possibilité de s’échapper un moment, d’oublier son corps et de laisser son esprit aller où bon lui semble. Je veux apprendre à masser aussi bien !!!
12 août 2006
La fille du métro...
Combien de fois m'est-il arrivé de vouloir parler à quelqu'un dans le métro? Un(e) parfait(e) inconnu(e) qui m'a l'air sympathique, soit parce qu'il/elle lit un livre que j'ai lu, soit parce qu'il/elle a une bonne tête, soit parce qu'il/elle sourit ou pleure... Et combien de fois l'ai-je fait? A Paris, zéro. D'ailleurs, nulle part. La crainte qu'on me prenne pour un fou, un pervers ou simplement un relou l'a toujours emporté. Et je trouve ça bien dommage. Parce qu'il serait tellement plus facile d'aborder les inconnus, qui ont souvent beaucoup en commun, si on n'était pas constamment jugé... Aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, c'est déjà beaucoup plus facile. Ici à SIngap, c'est un peu comme à Paris, les gens ne se regardent pas dans les transports, trop occupés à écouter leur musique ou à faire la gueule. Sauf cette fille qui m'a abordé hier sur la ligne rouge, parce que je lisais un livre en français et que mon marque-page est la carte de visite d'un magasin bostonien. Et qu'elle étudie le français (entre autres) à Boston. Ceci explique cela. Nous avons donc déjeuné ensemble ce midi. Date? Non, pas vraiment, juste une rencontre fructueuse et spontanée, parce qu'elle a osé me parler, sans supposer que j'eus pu la prendre pour une folle. Et on se rend vite compte qu'on peut avoir énormément de choses en commun avec un(e) parfait(e) inconnu(e). Et on se rend vite compte du nombre de gens qu'on peut si facilement rencontrer... C'est cool, la vie, et parfois si simple...!;-)
PS: la photo est bien évidemment non contractuelle puisque volée dans le métro parisien... je vais commencer à prendre en photo les usagers du métro singapourien à leur insu, mais c'est souvent délicat:)
PS: retirée, la première photo... ici, le métro new yorkais, tout chaud... très vite, un(e) inconnu(e) du métro de Singap;-)
07 août 2006
Converse do Brasil
Oui, je sais, les Converse, c'est complètement démodé. Et le Brésil, c'était l'année dernière. Je sais, je sais. Mais quand même, je les aime bien, mes nouvelles Converse do Brasil. Et puis il faut savoir s'affranchir des modes. Je suis un early adopter qui refuse de suivre le trend dès qu'il devient populaire, et qui remet ses early adopted things une fois démodées. Ben oui, juste pour pas faire comme tout le monde. Snob? Peut-être. Démodé, donc? Pas tellement. Décalé alors? Un peu, sûrement. Mais quand même, je les aime bien, mes nouvelles Converse do Brasil. Et puis d'abord, qui sait pourquoi elles sont vertes et jaunes, hein, qui sait ça? Le vert des forêts et le jaune de l'or, diront la plupart (dont le site de l'ambassade). Mais en réalité, c'est un peintre français, Jean-Baptiste Debret, qui au XIXème siècle a inspiré le drapeau brésilien: le vert est la couleur de la maison de Bragance (héritière du trône du Portugal) et le jaune celle des Habsbourg (Marie-Léopoldine d'Autriche ayant épousé dom Pedro, premier empereur du Brésil). Voilà, un peu d'histoire, parfois, ça fait du bien...
03 août 2006
Une sérieuse blessure...
Je me demandais simplement: c'est quoi, être blessé "sérieusement", ou "grièvement"? Quand on lit "il y a eu 36 blessés, dont 4 grièvement", ça veut dire quoi concrètement? Etre amputé, c'est une blessure sérieuse? Et une égratignure, c'est une blessure pas sérieuse? Et se casser un bras par exemple? Ou perdre un doigt? Peut-être que "grièvement blessé" signifie "être en danger de mort, entre la vie et la mort"; et qu'un "simple" blessé ne risque rien pour ses jours. Oui, je sais, c'est assez macabre comme réflexion, mais je me pose des questions... qui souvent n'ont pas un intérêt indéniable, mais qui nécessitent quand même une réponse... Donc si vous pouviez m'aider pour celle-là...
31 juillet 2006
Rêves...
Puisque je n'ai plus d"appareil photo (mais j'aurai vite fait d'en acquérir un nouveau), je vais un peu changer de sujet... Quoique j'aie déjà amorcé un petit changement hier... Je suis en train de lire ("dévorer" serait plus approprié) "La mémoire d'Abraham", de Marek Halter, un roman racontant deux mille ans de l'histoire d'une famille juive, de l'an 70 à 1943. J'aime les sagas (surtout depuis "Les piliers de la terre", de Ken Follet, merci Ben;-), et encore plus quand cette histoire pourrait être celle de mes lointains ancêtres. Mais ce qui me fait parler de ce livre maintenant, c'est cette phrase, sur laquelle je suis tombée il y a peu: "Certes, un rêve de beignet, c'est un rêve, pas un beignet. Mais un rêve de voyage, c'est déjà un voyage". Je trouve cette affirmation tellement vraie et tellement belle. Un peu facile, certes, mais ce sont tout le temps les phrases les plus simples qui sont les plus belles.
A tous ceux qui me reprochent de trop rêver, je réponds que j'aime voyager. Certes, il me sera probablement difficile d'en vivre. Mais plus je rencontre de "carriéristes", moins je les comprends: dédier sa vie entière à sa réussite professionnelle, faire passer l'entreprise avant toute autre chose, je ne comprends pas. Je n'ai tellement pas l'esprit "corporate". Pourtant, tout serait plus simple si j'étais comme ça. Mais non, je voyage, et je rêve, et je rêve de voyages. Et de beignets. A quoi pouvaient bien d'ailleurs ressembler les beignets il y a mille ans?;-)
Chick flick
Premier ciné à Singap... pour voir un film racontant une histoire d'amour, The Lake House ça s'appelle, avec Keanu Reeves et Sandra Bullock... L'histoire incongrue de la non-rencontre de deux personnes qui s'écrivent avec deux ans de décalage; rien compris? Keanu vit en 2004, Sandra en 2006, et ils s'écrivent... très étrange et pas réaliste du tout, mais ce n'est pas ce que recherchent les gens qui vont voir ce genre de films. D'ailleurs, je n'avais pas du tout envie de voir un film comme ça. Surtout que la BO comprend un titre de l'album de Carla Bruni. Les films d'amour ne sont pas faits pour les célibataires (bravo, me direz-vous! eh oui, je découvre ce que c'est...), ça fout le cafard. Comme quand j'étais plus jeune, seul, et que j'entendais "Tous les garçons et les filles de mon âge..."








