Images et Impressions d'un Cosmopolite

Mes villes, instantanés et réflexions... "Cosmopolite: Qui vit indifféremment dans tous les pays."

22 juillet 2007

De Cafayate à Salta, en passant par Cachi : 300 kilomètres

routelama300 kilomètres peut-être, mais en six heures. Les paysages sont tellement beaux, et les routes tellement accidentées que de toute façon il nous est difficile d’aller plus vite. Et puis dès qu’on tente un dépassement dans une épingle, sur un sentier de montagne fait de pierres, évidemment on crève un pneu. Et là, c’est le drame, forcément.

routemontagnesParce que dans la montagne, au soleil couchant, deux petits Parisiens qui n’ont jamais changé un pneu de leur vie sont une proie bien facile pour le désespoir. Mais c’était sans compter sur un pick-up qui passait par là et que nous avons arrêté à grands signes. Le chauffeur, un Indien (un autochtone, quoi) a laissé femme, enfants et veau sur le bord de la route pour venir nous aider. En 10 minutes on était repartis… Après ça, on se sent bien obligés de prendre ses comparses autochtones en stop, non ?

montagnesaltasortiedecolesalta

Et l’arrivée à Salta, surnommée La Linda, est heureuse, après une journée de conduite harassante. Sur la grand’place, un groupe de préados joue un hardrock metal surprenant sous les regards médusés des passants. Et l’unique librairie de la ville qui avait reçu des exemplaires du dernier Harry Potter a été dévalisée ! Bouhouhou !!!

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21 juillet 2007

Le jour où les vaches se révolteront

bsasviandeL’Argentine est connue pour sa viande. Force est de constater que le bœuf argentin possède une saveur incomparable. Ce sont les vastes étendues de pampa où paissent paisiblement des milliers de troupeaux qui sont à l’origine de ce goût. Ce qui m’amène à une réflexion (après quelques heures de conduite) : et si les vaches se révoltaient ? organisaient une rébellion dans les abattoirs, bloquaient les routes ? Ca pèse bien quelques centaines de kilos, une vache, c’est fort. En fait, c’est peut-être les Indiens qui ont raison, à ne pas manger de bovidés. Non, en fait ils ont tort : c’est tellement bon…

Posté par marc o à 09:35 - Voyages...Argentine - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 juillet 2007

Diversité des paysages : de Tucuman à Cafayate

tucucafaUn des attraits du road trip est sans aucun doute la multiplicité des paysages. Sur les 150 kilomètres qui séparent Tucuman de Cafayate, on trouve pêle-mêle de la traditionnelle pampa, une jungle digne de Jurassic Park, aux arbres tordus et couverts de mousse aux reflets jaunes, et un désert rocailleux plein de cactus. Tout cela sur des routes en épingle, dans une immensité à couper le souffle, zigzagant entre 1000 et 3000 mètres d’altitude. Conduire ici est un réel plaisir, on se croirait limite dans une pub pour voiture.

voiture

Sur la route, peu d’arrêts :

- lamaune rencontre avec un lama impassible (on attendait qu’il attaque, il n’a pas bougé. Et il FAUT plonger sa main dans sa laine pour comprendre comment cette bestiole supporte le froid : c’est tellement épais et chaud !)

- angelaL’indienne Angela, son fils Juan et son bébé Magali, pris en stop pour quelques kilomètres

- Quilmes, et les ruines de son village sur les contreforts d’une aride montagne dominant la vallée. Vers 800 après JC, des Indiens Quilmes s’installent ici, cultivant le maïs, jusqu’à être envahis par les Incas, puis par les Espagnols, qui les déportent quilmestous à Buenos Aires où le dernier d’entre eux s’éteint vers 1810. Puis le village est abandonné à la poussière, et retrouvé et restauré en 1967. Ricardo, un des descendants de ceux qui avaient réussi à s’échapper de l’autre côté de la montagne, nous conte l’histoire de ses ancêtres. Il est amer, parle lentement, fier de ses origines. Son rêve ? Aller au Macchu Picchu. Mais en attendant il se bat pour qu’une partie de l’argent récolté à l’entrée des ruines soit reversée à sa communauté.

- Cafayate, notre point de chute : ses vins blancs, sa petite place, ses rencontres improbables. (Comment est-il possible de  rencontrer des gens que l’on connaît au milieu de nulle part ? Ca me fait penser aux « chance encounters » de mon ami Guy : les gens dont on parle et que l’on rencontre peu de temps après complètement par hasard, ceux que l’on rencontre puis qu’on revoit dans un lieu inattendu. Comme ces deux Suisses rencontrées dans un hôtel à Iguaçu et revues par hasard au sortir d’un taxi à Buenos Aires ; cette Québécoise croisée devant les chutes et rencontrée sur un passage piéton à Bs As, ces trois Français, connus de Paris et rencontrés à l’entrée des ruines de Quilmes…) Mais PAS de soirée pour le lancement du dernier tome d’Harry Potter ! Il va falloir attendre Salta pour se le procurer (j’espère !)…

Posté par marc o à 21:34 - Voyages...Argentine - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 juillet 2007

De Cordobá à Tucuman : 552 kilomètres

180L’avantage de la route 9 sur cette partie : toute droite, la visibilité est parfaite, on peut filer à vive allure vers sa destination (à ce propos, comment passer d’une vitesse moyenne de 120 km/h à une moyenne de 160 km/h ? en conduisant quelques heures sur une route argentine !).
Les inconvénients : l’unique voie donne lieu à d’osés dépassements (mais qui apprécie rester bloqué derrière trois camions pendant des heures ?). Et surtout, les barrages policiers à l’entrée de chaque ville rencontrée font froid dans le dos à celui qui a oublié son permis à Rio !

P1110382Et un petit passage au casino de Tucuman...:-)

Posté par marc o à 19:33 - Voyages...Argentine - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 juillet 2007

La Cumbrecita, ou le village de la Belle et la Bête

cumbrecitaAu Sud Ouest de Cordobá s’étend la sierra. Aride, sinueuse, poussiéreuse, elle offre de jolies pistes de rallye et de charmants petits villages de montagne. La Cumbrecita est de ceux-là, fondée par des immigrants suisses au siècle passé : piéton, le village est fait de chalets, les routes sont des sentiers et les spécialités culinaires viennent directement de la Suisse allemande. cumbrecitachevauxAu milieu coule une rivière, et lorsqu’on se croise dans la rue, à cheval, on se salue et on s’arrête pour discuter sur sa monture. Nous sommes dans le village de la Belle et la Bête…

Posté par marc o à 16:32 - Voyages...Argentine - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Cordobá est la deuxième ville d’Argentine.

cordobaMais dans un pays où la capital est surdimensionnée (tiens, ça me rappelle quelque chose…), la deuxième ville a des allures de village provincial. Ce qu’elle est. Un centre piéton, alliant le commercial et le colonial, une étape tranquille entre deux séries de paysages, en somme…

Posté par marc o à 09:31 - Voyages...Argentine - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 juillet 2007

Hit the road, Jack ! De Rosario à Cordoba (400 km)

routepourrave400 kilomètres, c’est par la route 9, la route principale qui n’est autoroute qu’au début et à la fin. Et qui dit principale dit « camions ». Sauf que lorsqu’il n’y a qu’une file et qu’on est bloqué derrière une ligne indépassable de poids lourds à 60, le road trip vire au cauchemar. Dans ce cas-là, une seule solution : les petites routes. Les chemins de traverse. A Paris, mon amie Lili ne prend que les petites rues. Dans l’Ouest Argentin, nous avons décidé de passer par les petites routes : plus authentiques, moins bien entretenues, moins fréquentées… parfois goudronnées, parfois non, ce qui donne des trous dans la route et un nuage de fumée derrière nous. couchersolUne sorte de rallye dans la pampa, qui nous permet de nous arrêter dans de petits villages, du genre Neutziger, sans aucun doute fondé par des Allemands il y a plusieurs décennies. L’infinie liberté des grands espaces, pas de plans précis, on va où on a envie, à nous la pampa ! Et le coucher de soleil, rose orangé, à 180 km/h sur une musique douce est tout simplement incroyable…

Posté par marc o à 19:30 - Voyages...Argentine - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Ah qu’elles sont jolies les filles de mon pays !

rosariocheRosario est connue pour deux faits : Che Guevara, le modèle de plusieurs générations, est né ici. On peut voir l’immeuble où s’est passé l’accouchement – super ! (RIEN à voir) – et à côté une petite place dominée par son portrait géant. rosariomac2Et cette ville est réputée pour avoir les plus belles filles d’Argentine. Peut-être que notre jugement est biaisé parce que la ville est connue pour ça, mai force est de constater qu’il y a une part de vérité là-dedans. A croire que la population féminine est plus importante et plus jolie dans cette partie du pays…

rosariomacA part ça, il y a bien le MACRO, Musée d’Art Contemporain de Rosario, un ancien bâtiment industriel au bord du fleuve réhabilité, quatre silos colorés et une tour de 10 étages minuscules, l’idée est bonne mais on est en province : c’est petit !

rosariomonumEt LE monument de la ville, un espèce de mausolée énorme sous lequel brûle une flamme à la mémoire de cet universel soldat inconnu…

Posté par marc o à 09:30 - Voyages...Argentine - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 juillet 2007

« Les limitations de vitesse c’est pour les camions »

roadtripC’est comme ça qu’on conduit en Argentine, dit Ben. OK, y’a écrit « 60 km/h – travaux » mais on est à 120. Et on se fait doubler, de manière agressive, toutes les 3 minutes. De Buenos Aires à Rosario, l’autoroute. A vrai dire, les panneaux signalaient des travaux qui n’avaient pas lieu, et il est dangereux de respecter les limitations tellement les Argentins conduisent vite. bidonvillesLa sortie de Buenos Aires est surprenante et rapide : d’abord des bidonvilles, de terre et de tôle, chose que l’on s’attend à voir à Rio mais pas vraiment ici. Puis très vite, la pampa. Des plaines immenses, des chevaux, des troupeaux de bœufs… la fameuse viande argentine vient de ces estancias, le long du Rio de la Plata.

Posté par marc o à 21:27 - Voyages...Argentine - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 juillet 2007

Escapade dans la Suisse de l'Amérique latine

Après un déjeuner au Paraguay, en voici un en Uruguay! Une parrilla, restaurant où la viande est grillée dans une énorme cheminée au feu de bois, bien entendu...
Colonia del Sacramento est située en face de Buenos Aires dans l'estuaire du Rio de la Plata. 50 minutes de bateau et l'on débarque dans un tout autre monde, appartenant au passé. Le pavage des rues est d'origine (250 ans?), les maisons datent du XVIIIème siècle, et les voitures paraissent toutes être de collection: vieilles Chevrolet, Ford, pots de yaourt Fiat, antiques Peugeot, Coccinnelles et 2CV... La situation en bord de mer, la végétation, les orangers chargés et la nonchalance des habitants rappellent la tranquillité d'un petit village italien. Le froid est sec, mais le soleil est haut. La mobylette, de préférence défoncée, est le moyen de transport tout désigné dans un environnement pareil. Sans casque, sur les pavés, sous le soleil, au bord de la mer, à toute vitesse, on se croirait presque dans Respiro. La douceur de vivre ambiante  contraste violemment avec l'agitation porteña, qu'est-ce qu'on est bien dans ce calme... Il ne reste plus qu'à enfiler ses lunettes jaunes toutes patinées (merci Papa!), et à fermer les yeux en s'allongeant dans le matelas d'herbe au bord de la mer marron...

Posté par marc o à 10:58 - Voyages...Argentine - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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