21 janvier 2009
No Rio de novo

Etrange sensation que celle du retour espéré dans un endroit aimé. Un an et demi a passé, mais peu de choses ont changé : chaleur pesante chargée d’humidité, plage bondée en ce jour férié (pas pour l’investiture d’Obama mais il faut avouer que c’est bien tombé), foule bigarrée jouant dans les vagues démontées, ambulants pressés d’écouler leur maté, vendeurs de parapluie fleurissant de tous côtés à la première ondée, ça sent bon, on se sent bien, c’est l’été !
25 septembre 2007
Pour un dollar, vous pouvez appeler en Estonie et voter pour le Christ
Voilà un article que j'avais traduit au Brésil, mais que j'ai oublié de poster ici. Tiré d'un magazine original (Piaui), il parle de l'élection des 7 nouvelles merveilles du monde, qui a eu lieu le 7 juillet dernier (le 07/07/07) et dont on a apparemment très peu entendu parler (vu la position de la Tour Eiffel dans le classement final; remarquez, et je pèse mes mots malgré ma parisiannité prononcée, qui pourrait considérer la Tour Eiffel comme une merveille du monde?). A Rio on en parlait énormément, et ça a payé vu que le Christ Rédempteur a été promu au titre de merveille (pour voir la liste complète, c'est ici). L'article était vraiment drôle et bien écrit en portugais, le voici en français. Bonne lecture!
Le personnage n’a pas l’habitude de se changer : chaussures en cuir noires, pantalon habillé de la même couleur, chemise bleue et casquette blanche. C’est son uniforme. Vêtu de cette façon il a été vu au Japon, méditant dans un temple sacré. Vêtu de cette façon il a été photographié en Inde, caressant la trompe d’un éléphant. En Angleterre, c’est dans la même tenue qu’il a visité la terre sacrée des druides. A l’Acropole d’Athènes, il a utilisé le même costume pour rencontrer le président grec. Peut-être l’avez-vous croisé en haut de la Tour Eiffel. Ou qui sait, se promenant sur la muraille de Chine. L’homme en question a promis de visiter la Statue de la Liberté le 7 mars, en chaussures en cuir noires, pantalon habillé noir, chemise bleue et casquette blanche.
Non, ce n’est pas Charlie (de « Où est Charlie ? », NdT, oui le traducteur, c’est moi ;-). Bernard Weber est un Canadien né en Suisse, maigre et grand, de 54 ans, qui, ces derniers mois, a visité les quatre coins de la Terre pour promouvoir un concours qui prétend changer l’Histoire : le choix des sept nouvelles merveilles du monde.
L’idée lui est venue en 1999, d’un seul coup. En discutant avec une institutrice, Weber a appris combien il était difficile d’enseigner aux élèves quelles étaient les sept merveilles originales : hormis les pyramides d’Egypte, toutes avaient disparu. Animé par une fureur pédagogique, Weber a établi une liste de 177 monuments encore debout, candidats au poste de merveille. Avec l’aide d’une équipe d’architectes – parmi lesquels certains lauréats du Pritzker, le Nobel de la discipline – il a réduit cette liste à 77. Mais c’était encore beaucoup. Il a créé une fondation – la New 7 Wonders – et un site, sur lequel, par vote populaire, il est arrivé à choisir les finalistes. Il a obtenu quelques donations, mais en l’absence d’un grand sponsor, il a inventé 7 marques fictives : Utilor, Omni Stark, Prodaari, Concorla, SeeGoFeel, Ypsolute et Kwebi. Où qu’il aille, il transporte avec lui une pancarte avec les logos respectifs, dans l’espoir de les faire connaître et de les vendre plus tard. Quand il le peut, il se fait prendre en photo devant la pancarte.
Qui visite le site de la New 7 Wonders est accueilli par la phrase : « C’est votre chance de participer à la construction de l’histoire. » Pour cela, on peut procéder de plusieurs façons. La plus simple est de s’inscrire sur le site et de choisir ses sept merveilles fétiches. De la sorte, vous jouez pour gagner des livres, des jouets, des vêtements et des pièces avec la marque de la fondation. Le problème avec cette façon, c’est qu’elle ne vous permet pas de voter pour une seule merveille, celle que vous portez dans votre cœur. Pour contourner le problème, pour la modique somme de deux dollars, il est possible d’acquérir un certificat de merveille préférée. Cela équivaut à un vote. Weber recommande que le votant imprime le certificat en couleur et le colle à l’arrière de sa voiture, comme ça « tout le monde saura que vous avez voté pour les sept merveilles et saura quelle est votre favorite ». Enfin, comme nous l’apprend le site de Riotur, responsable de l’événement au Brésil, on peut aussi voter en appelant un numéro en Estonie, au prix de 1 dollar la minute. Une partie de l’argent récolté sera reversée pour la conservation des merveilles gagnantes. D’après Weber, 25 millions de votes ont déjà été comptabilisés. Jusqu’au 6 juillet, date de clôture des votes, il espère compter au minimum 100 millions de votants.
Le résultat sera dévoilé à Lisbonne, le 7 juillet 2007, ou comme il préfère le dire, le 07/07/07. « Cela a été pensé dès le début. Pas seulement parce qu’il y a sept merveilles du monde, mais aussi parce que, comme l’a montré une étude sur le cerveau, sept est le nombre de choses dont une personne peut se souvenir avec facilité. Cinq est peu. Dix est trop. Sept est idéal. Ainsi, pour la première fois, nous allons créer une mémoire globale. »
Les projets d’ambition planétaire ont l’habitude d’être confrontés à des obstacles. La pierre qui se trouve sur le chemin de Weber s’appelle Zahi Hawass. Chef du Conseil Suprême des Antiquités d’Egypte, Hawass se plaint du fait que les pyramides, parce qu’elles font partie de la liste originale, devraient être hors concours*. Weber répond avec des arguments démocratiques : le groupe original des sept merveilles a été choisi par un homme seulement, le philosophe grec Philon de Byzance, en 200 avant Jésus-Christ. Weber affirme également qu’à cette époque, le monde connu se réduisait pratiquement à la Méditerranée. Donc rien de plus logique que de soumettre la liste à une révision. D’ailleurs, les pyramides font partie des merveilles les plus cotées, avec la Grande Muraille de Chine, le Taj Mahal, le Machu Picchu, les statues de l’île de Pâques, le Colisée et la Vallée de Pétra, en Jordanie. A la 13ème place figure la statue du Christ Rédempteur. Pour cela, en février, Weber a débarqué à Rio pour se mettre momentanément au service de notre monument.
A 10 heures du matin, la solennité est de mise, lorsque l’Orchestre de la Police Militaire entame l’Hymne du Brésil. Weber partage une scène improvisée avec des personnages divers : Savio Neves et Paulo Senise, les coordinateurs de la campagne « Votez pour la Christ – c’est une merveille », le joueur de football Jairzinho, fameux numéro 7 de la Seleção dans les années 1970, nommé ambassadeur de l’événement, et Monseigneur Eusebio Scheid, cardinal-archevêque de Rio de Janeiro. Neves commence : il faut insister sur la grandeur du moment, ce concours ne va plus jamais avoir lieu ». Il est suivi par Senise : « Je ne vais pas citer de noms, mais nous avons des concurrents sans grande expression parmi les sept. Nous avons besoin de 10 millions de votes ». Mélangeant médecine et religion, Jairzinho est surprenant : « J’ai été le premier joueur au monde à faire un cancer osseux, avant la Coupe du Monde 70. En gagnant le triple championnat, j’ai démontré que Jésus existe ». Le cardinal est plus terre à terre (qui se dit « pão-pão, queijo-queijo » en portugais, à savoir « pain-pain, fromage-fromage », je trouve cette expression magnifique !) : « Voter pour le Christ n’est rien de plus que notre devoir ».
Ensuite, tous se rassemblent au pied du Christ, pour la photo officielle. C’est à ce moment-là que Weber donne le certificat de participation au concours. Il sort une banderole sur laquelle on peut lire « Vote for me ». Au fond, un prêtre chante « Seigneur, aie pitié de nous », accompagné par un clavier. La mélodie remplace bientôt les rythmes de la bateria (orchestre composé uniquement de percussions) du Grande Rio, engagée par la Prefeitura (la mairie) pour animer l’événement. Au grand dam des organisateurs, qui ne veulent pas associer la ville au tourisme sexuel, Weber est salué par sept promeneuses magnifiques – dont Rose Claudia, 1 mètre 72, et Gilcimara Viana, 1 mètre 87, toutes deux aux mensurations de mannequins. Les flashes crépitent, il vibre : « C’est la première fois que je vois l’hymne national, la samba, le football et la religion mélangés ! ».
La cérémonie se termine. Weber fait un tour dans la boutique de souvenirs, routine obligatoire dans tous les pays qu’il visite. Son choix s’arrête sur quatre petites statuettes du Christ, pour un total de 122 reais. Il ne veut payer que 100. La gérante de la boutique accepte de vendre pour 115 reais. Il répète que 100 est son dernier prix, et il se justifie : « c’est du contreplaqué ». La gérante rétorque que moins de 115, ce n’est pas possible.
- Cent.
- Cent quinze.
- Cent.
- Cent quinze.
Agacé, il décolle une des statuettes de sa base, pour montrer la mauvaise qualité des produits. Maintenant c’est la gérante qui ne veut plus vendre : 115 ou rien. Ce sera rien. Weber a tourné les talons et est parti.
04 juillet 2007
Recette d’une première journée réussie à Rio
Prenez un vol de nuit : vous arriverez vers 5h30 à Rio, le soleil se lève, la journée peut commencer. En venant de l’aéroport vers la Zona Sul, vous passerez par la Lagoa, au-dessus de laquelle le Christ radieux dans la lumière matinale vous accueillera les bras ouverts.
Arrivez chez un ami qui s’est levé aux aurores pour vous attendre. Retrouvez-le après quelques mois de séparation. Dégustez un jus de fruits frais, un des bonheurs locaux, de préférence d’un fruit que vous ne connaissez pas (un fruta do conde fera l’affaire). Allez vous promener sur la plage d’Ipanema, puis de Leblon. Profitez-en pour admirer les Dois Irmaos, les îles Cagarras, les cyclistes et les promeneurs matinaux. Arrêtez-vous près du poste 12 et prenez un cours de beach volley. Une fois bien fatigué, revenez en marchant vers Ipanema, jusqu’au Forte de Copacabana. Là, prenez un bon petit-déjeuner en profitant de la vue imprenable sur la plage de Copa et sur le Pain de Sucre, ainsi que sur les surfeurs s’entraînant sur les vagues cassées par la pointe d’Arpoador.
La journée est magnifique. Prenez un bus pour São Conrado. Admirez la route, construite à même la falaise. Arrêtez-vous sur la plage et remontez jusqu’au bout, là où les deltaplanes partant de la Pedra Bonita atterrissent. Admirez les ailes colorées descendre lentement. Motivez-vous et partez vous aussi à l’assaut de ce pic. Montez en buggy spécialement aménagé en observant la dense végétation de la forêt environnante. Approchez-vous de la rampe, courez, accrochez-vous et laissez-vous aller. Vous volez. Un oiseau, je vous dis. Prenez-en plein la vue, la forêt de Tijuca, les favelas de la Rocinha et du Vidigal, les immeubles luxueux au bord de la plage de São Conrado. Les vagues s’écrasant contre les falaises, et les rayons de soleil qui rendent grandiose la Pedra da Gavea. Atterrissez sur la plage, en douceur ou plus sportivement, tout dépend de votre instructeur : si vous l’avez bien choisi, il vous proposera un tour de la Rocinha, la plus
grande favela d’Amérique latine, qu’il habite. Acceptez son invitation et montez dans son combi. Arrivé chez lui, vous ne pouvez que rester ébahi devant la beauté de l’immensité de la favela baignant dans la lumière du soleil couchant. Votre instructeur vous reconduira ensuite vers une des sorties de la Rocinha, à pied cette fois-ci. Passez dans les petites ruelles. N’ayez pas peur, surtout, vous êtes en bonne compagnie. Souriez aux gens qui vous sourient et marchez tranquillement. Observez le réseau dense de fils électriques et de canaux d’eau. Certains égouts circulent dans les ruelles. Regardez les enfants qui jouent au foot sur un mini-terrain aménagé, les commerçants, les adolescents jouant aux jeux vidéos dans les LAN houses, mais également les trafiquants de drogue qui exhibent leurs armes près de la boca de fumo. Appréciez un açai et une part de brigadeiro dans une lanchonete locale. Notez les jolis graffitis sur les murs.
Rentrez un peu vous reposer, prendre une douche méritée. Retrouvez des amis dans une churrascaria, et commencez à manger. Soyez surpris par le choix et la qualité des viandes. Mangez jusqu’à plus faim, en sirotant votre première caïpirinha. Rigolez aux blagues des amis de votre ami, dont vous ne comprenez pas grand chose étant donné votre état de fatigue. Rentrez vous coucher vers minuit, vous l’avez plus que bien mérité !
30 juin 2007
« Suivez ce bus s’il vous plaît »
Marisa Monte en concert à Rio
Vidéo envoyée par ptimarco
J’ai toujours rêvé de dire ça, en m’engouffrant rapidement la porte d’un taxi. Hier, j’en ai eu l’occasion. Au sortir du bus, je me rends compte que mon portable a glissé de ma poche. Satané pantalon ! D’autant plus que les bus à Rio prennent quelques libertés quant à la vitesse la nuit. Par chance, je connais le trajet de ce bus. J’arrête un taxi et lui demande de suivre mon bus. Après une course-poursuite haletante de 2 minutes 30, après moult appels de phare de mon taxi, le bus s’arrête, et je rentre dedans pour demander mon portable. Et là, le cobrador (dans les bus cariocas, il y a un chauffeur et un cobrador, la personne à qui l’on paie son voyage) me tend directement mon téléphone. Qui l’aurait cru ? A Rio, un samedi soir, en allant au concert de Marisa Monte, je suis heureux.
Marisa Monte. Envoûtante, gracieuse, fragile. Un papillon, une perle, un petit oiseau en papier. Je la connaissais de Tribalistas (merci Dee), un groupe formé le temps d’un album par Arnaldo Antunes, Carlinhos Brown, et Marisa, donc. Dix musiciens sur scène et une musique douce et sophistiquée, le public est assis et multiâge. Juste beau. Une courte parenthèse douillette.
28 juin 2007
« La Brésil n’est pas un pays sérieux »
Je ne sais pas si De Gaulle avait raison de dire ça, certes le Brésil est un pays de fêtes, de loisirs et de musique, mais est-ce qu’on peut pour autant lui dénier le qualificatif de sérieux ? Certes personne n’arrive à l’heure, tout paraît approximatif et la devise du pays pourrait être « mais ou menos » (plus ou moins). Certes la corruption gangrène tous les niveaux de l’Etat et l’impunité règne pour ceux qui ont de l’argent. Pire que ça, le sentiment d’impunité autorise par exemple cinq jeunes issus de la classe aisée de Barra da Tijuca à rouer de coups une employée de maison attendant son bus « parce qu’ils croyaient que c’était une prostituée » (battre les prostituées étant un de leurs passe-temps favoris). Certes, les installations prévues pour les Jeux Panaméricains ne seront prêtes qu’en septembre alors que le PAN (rebaptisé « pandemonium » par les cariocas, vu les bouchons et le gaspillage d’argent public engendrés) débute le 13 juillet. Alors quoi ? De Gaulle avait-il raison ?
Rio est-elle une ville dangereuse ? Si on lit les journaux, oui, assurément : presque tous les jours leur une se fait sur les agressions et meurtres de la veille. Les statistiques également font peur : une centaine de morts par balle par jour à Rio, en 1997 (et depuis ça n’a pu qu’augmenter). Les policiers tentent d’affronter le trafic de drogue : mercredi dernier, 1350 d’entre eux ont envahi le « Complexo do Alemão » (complexe de l’allemand), une favela de la Zona Norte contrôlée par les trafiquants depuis près de deux mois, où ils tuaient les policiers qui d’aventuraient et expulsaient les habitants qui refusaient de collaborer. 19 morts parmi les « ennemis », un arsenal de guerre récupéré, et quelques balles perdues plus tard, l’Etat contrôle à nouveau la zone de non-droit, mais pour combien de temps ? Le chef de l’opération, qui se dit « un guerrier » et dont le rêve le plus cher est « d’aller combattre en Irak », promet d’autres mégaopérations dans au moins cinq favelas cariocas (dont il donne les noms, pour préparer les trafiquants à la guerre peut-être ?). Mais sous le soleil d’Ipanema et de Leblon, on se sent bien loin de toute cette violence. On a peur certes, parce que « si les trafiquants ne peuvent plus gagner de l’argent en dealant, il y aura plus d’agressions parce qu’ils veulent notre argent » ; mais au quotidien, on ne peut pas parler de guerre civile (que les journaux mettent en avant).
25 juin 2007
Week-end (f)estival
Tournoi de volley sur la plage, tout le monde est en orange, couleur de l’école. Sandra et Elaine, les « fondatrices » locataires de trois terrains près du poste 12 de la plage de Leblon, sont là pour encourager leurs élèves. Ca sue, ça rit, ça grince, ça plonge, ça crie, ça se motive. Le temps est parfait.
Si parfait à vrai dire que le marathon de Rio a raison d’avoir lieu en hiver, il fait bien assez beau comme ça. Quand on y pense, 24 juin dans l’hémisphère sud ça fait 24 décembre pour nous, non ? Avant de courir un jour celui de New York (une promesse est une promesse), assister au marathon de Rio est une expérience : de Recreio à Flamengo, le long de 42 kilomètres de plages, que c’est beau !
L’été, enfin. Parce qu’à l’approche des jeux panaméricains, Rio se met à l’heure du PAN, et pour conserver son image de ville festive se fait un petit carnaval au milieu de « l’hiver ». Son hiver. Ainsi sur le calçadão de Leblon, un bloco se forme et avance lentement, rassemblant des centaines de personnes au rythme de la samba.
Des airs d’été au milieu de l’hiver, je vous dis…
21 juin 2007
Ca déménage…
Voilà, viré par ma coloc la psychopathe des petits mots (impossible pour elle de communiquer normalement, donc à chaque fois qu’elle veut dire quelque chose, il faut qu’elle laisse un mot sur la commode de l’entrée ; sachant que les choses à dire ont quasiment toujours un rapport avec un truc à payer ; depuis cinq mois, ça fait quand même une petite trentaine de bouts de feuille déchirés, tous collés en souvenir sur la porte de mon armoire), on fait ses sacs et on ramasse ses affaires. C’est fou ce qu’on peut accumuler comme papiers/souvenirs/petites choses en juste un peu plus de cinq mois… Il faut dire que je suis peut-être un peu trop conservateur (quoi, pourquoi ça serait bizarre de garder une trace de TOUT ce qu’on a fait ? billets d’avion, entrées de musée, de théâtre, de cinéma, dépliants touristiques, plaquettes de toutes sortes, cartes de visite des restos expérimentés… un jour, je ferai un cahier… un jour !). Au revoir travaux (bien pratiques pourtant pour se réveiller à 7h pile du lundi au samedi), au revoir Miss Poubelle (rapport au « garbage schedule » que mademoiselle ma coloc a fait pour bien me rappeler qu’un jour sur deux, la première quinzaine du mois, c’est à moi de sortir les poubelles), au revoir rua Carlos Gois ! Et c’est parti pour quelques jours de squattage avant le petit voyage…
19 juin 2007
Du pareil au même
Un hôtel luxueux
Une salle magnifiquement décorée
Un buffet beau et bon
Une entrée remarquée
Un discours émouvant
Des étoiles qui s’allument (mais ça aurait pu être des bougies)
Une ronde qui s’improvise
Des danses qui s’enchaînent
Une piste qui s’anime
Des musiques qui ne s’arrêtent pas
Des sourires sur les visages
De la joie pour tout le monde.
Des caïpis à la place des cocktails,
De la samba à la place de la musique orientale.
Mais à part ça, une bar mitsvah c’est pareil, à Paris ou à Rio ☺
17 juin 2007
Killing us softly... (caprices de star)
Killing us softly... (caprices de star)
Vidéo envoyée par ptimarco
Depuis quelques mois à l’heure brésilienne, les retards me surprennent rarement. Ainsi, lorsque Monobloco est arrivé à 1h du matin alors qu’ils étaient prévus à 22h vendredi soir au Morro da Urca, je n’ai été qu’à moitié étonné (bien que fatigué). Mais venant de la part d’une « star » telle que Lauryn Hill, arriver avec trois heures de retard est un peu plus dérangeant. Prévu à 21 heures, le concert commence par une première partie. Du hip hop brésilien, le public se chauffe, on se prépare à l’après, c’est la première fois que Lauryn Hill se présente au Brésil. La première partie terminée, un DJ arrive sur scène, prévenant l’audience que « Miss Hill » sera là dans 15 minutes. Tout le monde danse, s’excite peu à peu. Puis lorsque 15 minutes plus tard, le même DJ annonce encore 15 minutes d’attente, quelques « bouh » commencent à fuser. Mais l’ambiance reste bon enfant. Le DJ se retire, les lumières se rallument, et le public se met à gronder. D’abord gentiment, puis les premiers « vagabunda » (« connasse ») partent. Les doigts se lèvent, et la foule échauffée se met à scander « piranha » (que l’on pourrait traduire par « pétasse » ?). Après deux heures et demie d’attente, c’est légitime. Encore un peu, et le DJ se met à parler. Il est minuit. « Miss Hill tem dor de garganta, então ela pide desculpas ». Donc tout va bien, la princesse a mal à la gorge, et elle nous prévient déjà qu’elle va rester une demi-heure et que son show va être tout pourri… Sur ce, son orchestre se met à jouer. Et la voilà qui arrive. Les trois premières chansons sont des nouvelles, personne ne connaît mais on se laisse bercer, même si cela ne suffit pas à convaincre. Imper beige, foulard, bandeau, casquette et bottes, Lauryn Hill est belle. Enfin, ses tubes, et ceux des Fugees. Fu-gee-la, Ready or not, Killing me softly, Everything is everything, Zion, Doo Wop (That thing), la dame sait charmer son audience parsemée de petites lumières bleues (les téléphones portables et appareils photos numériques qui immortalisent l’instant)…
13 juin 2007
Régime carioca
08h57 : un jus de mangue (en courant au volley)
10h42 : un bol de Frosties avec du lait (devant mes mails)
11h21 : 6 petites gaufrettes au chocolat (en allant à la plage pour réviser)
14h12 : 3 petits pães de queijo (dans la rue)
15h55 : um coco gelado (devant la mer, en pleines révisions)
18h30 : un « pain français » au queijo minas (em casa)
18h35 : un pastel de queijo (chez mes amis de Pin Pin Sucos)
20h52 : un jus de fruta do conde (de chez BB Lanches, devant un concert de rue)
21h22 : un jus de graviola (chez Pin Pin, pour finir)
On remarquera qu’aujourd’hui il n’a pas d’açaí, chose extrêmement rare.
C’était juste pour dire à ma mère que je mange équilibré, ici, à Rio ;-)








